Frankenstein, où le mythe Oedipien revisité

Frankenstein

J’ai assisté hier avec quelques bons amis à la superbe mise en scène de « Frankenstein », dans les ruines de l’abbaye de Villers la Ville.

Je n’en rajouterai pas sur les nombreuses critiques positives quand à la prestation théâtrale et surtout scénique (j’ai vraiment apprécié et recommande à chacun de s’y précipiter tant qu’il reste des places). Par contre, quelques réflexions mythologiques ont envahi mon esprit et je remercie mes partenaires d’un soir d’avoir surenchéri sur certains de mes fantasmes… Continuer la lecture de Frankenstein, où le mythe Oedipien revisité

Après la pluie, le beau temps…

Il manque 3 « s » dans le texte suivant. A vous de les placer au bon endroit…

8h15, nous sommes réveillés par un déluge d’eau. Nous restons confiant dans les prédictions de François: ça ne dure jamais plus de deux heures (un peu comme en Bretagne, quoi…). Ce qui est certain c’est que vers 8h45, sous l’influence de l’orage, l’électricité s’éteint. Tous les magasins sont fermés sauf ceux qui travaillent surtout avec du cash (internet, et tous les ordinateurs et terminaux de paiement sont par terre). Il paraît qu’il faudra attendre environ 15h pour que tout revienne en ordre.

Premier passage chez les rangers du parc national: la rando que nous voulions faire est « fermée » pour cause de sécurité (et devrait l’être pour 36h d’après la charmante rangerette qui nous accueille… Nous nous retournons, sous le soleil qui commence à percer, vers une alternative « the singing sands » une réserve botanique localisée au bord d’un lac (non ???) et qui regorge de plantes délicates et en particulier carnivore, comme la petite saracénie dont vous avez une jolie photo.

Je m’essaie pendant le lunch (et après un premier bain pour Lucy) à l’élevage de mouette. Ca se passe pas trop mal, à condition d’y mettre assez de cheddar ou de crackers. Ensuite, on repart vers le parc national pour voir si les rangers n’auraient pas changé d’avis (il fait à nouveau presque 30°, tabernacle !).

Miracle, le ranger qui est debout à côté de la rangerette de ce matin aime les gens qui prennent des risques. Autorisation de sortie accordée et nous voilà parti pour 3 heures de randos (3 lacs, 3 baignades dont une dans « the grotto », l’attraction touristique principale du coin – voir photo). Beaucoup de monde sur ce trail, beaucoup de bruits par endroits, généralement une vraie autoroute couverte de cendrée, mais aussi pour l’accès et la sortie de la grotte un peu d’escalade non surveillée et assez sportive (re-voir photo).

Bref, un retour vers 19h après un total de 5 h de rando assez cool. Whitefish & Chips au menu.

Et puis, c’était les dernières « longues » randonnées de ces vacances. Demain, cap sur Toronto (je vous promet encore au moins une plongée pour Lucy, c’est quand même son anniversaire, que diable !).

A+

Pot de fleur, vous avez dit « Pot de fleur »

Aujourd’hui, croisière et visite de site (comme dans toute croisière qui se respecte). 50 minutes pour aller jusqu’à Potflower Island, 4 heures pour découvrir l’île (un peu de rando, un peu de natation, beaucoup de repos), et 30 minutes pour revenir.

Je vous laisse découvrir les photos et pourquoi cet île s’appelle comme ça. Pour plus d’infos sur le pourquoi du comment, je vous renvoie à Wikipedia. Flowerpot est la plus célèbre île du parc national maritime de Fathom Five.

De Toronto à la Péninsule de Bruce

Journée de dimanche consacrée au repos. Avec un séjour prolongé au Queen’s Park, rendez-vous des familles le dimanche à Toronto. La chaleur nous pousse vers les zones humides, et Lucy, privée de baignade, se retrouve à faire trempette dans une fontaine. Vous voyez comme elle s’en trouve affectée.

Pendant ce temps, Erin repart explorer le biotope et continue de nous donner des leçons de zoologie appliquée, pendant que François et moi (entre deux analyses zoologiques et deux photos de fontaines) nourrissons nos esprits.

Ce matin, départ dès 4h30 du matin d’Erin qui doit rejoindre Ithaca dans la journée. Quant à nous, nous nous mettons en route sous une température caniculaire (33°) et visitons d’abord Southampton, petite ville sur la rive ouest de la péninsule de Bruce, d’où nous pouvons voir Chantry Island, une île consacrée en sanctuaire ornythologique. On pourrait presque y arriver à pied tant la hauteur d’eau du lac Huron est faible à cet endroit. En nous éloignant de 500 m du rivage, nous avons encore pied. Très joli phare et repas (enfin) équilibré chez Elk & Finch: soupe aux brocolis, salade mixte et quiche aux trois fromages et aux légumes.

Nous aurons bien avalé deux litres d’eau avant d’arriver à Sauber Beach, réputée l’une des 10 plus belles plages du Canada. En fait, une grande langue de sable fin, à laquelle on accède en voiture (sur le sable) moyennant payement de 15 CAD par voiture (si on vient à pied, on ne paie que 3 CAD). Il paraît que certains roulent 2 km sur le sable avant de se trouver « leur » coin tranquille.

Nous avons choisi de ne pas payer et de passer pour arriver à Red Bay, au B&B Haven’s on the Bay, une belle demeure superbement entretenue, à 50m de la plage.

Demain, nous prenons la route pour Tobermory qui est la pointe extrême de la Péninsule de Bruce et également la ville d’entrée du Parc Provincial. Nous y rejoignons la rivière Niagara, qui s’écoule le long de la faille de Bruce jusqu’aux chutes. Selon la densité de moustiques, ce sera rando ou bateau. Ou peut-être un peu de vélo (mais il faudrait qu’il fasse moins chaud).

En Ontario… Canoë dans le parc Algonquin

Une idée pour un séjour « nature » absolu pendant trois jours ? Partez dans un des parcs de l’Ontario pour une randonnée en autonomie, avec votre Canoë, votre tente, vos provisions…

Nous avons préparé notre « aventure » avec Algonquin Outfitters, qui se sont révélé une organisation parfaite, d’une gentillesse et une serviabilité hors pair. Avant le départ, un responsable de notre équipée nous donne un briefing de près d’une heure, nous présentant tout le matériel qu’ils ont préparé pour nous: Canoë, blocs de transports pour la voiture et pagaies, bien entendu, mais aussi la tente et le matériel de camping, puis aussi les différents repas, regroupés dans des sacs clairement labellisés par jour et par repas.

Ensuite, l’apprentissage du portage et de l’amarrage du Canoë sur le toit de la voiture, car le départ se fait à 25 Km de leur dépôt. Et nous voilà parti.

Il faut encore se présenter à un point de lancement où des Rangers nous réservent des zones où nous pourrons dormir lors de nos deux nuits loin du monde civilisé. Ici s’arrêtent les couvertures GSM et radio. Et commence le silence. Pas de bateaux motorisés ici, uniquement des embarcations à énergie douce, principalement canoës et kayaks.

Il faut apprendre à charger le canoë pour qu’il soit aussi équilibré que possible, et puis monter dedans en manquant bien entendu de tomber à l’eau. Mais ensuite… c’est parti pour trois jours de calme et de solitude. Ne pas oublier le répulsif pour moustique (en juillet, il nous mangent dès que l’on met pied à terre) ni les tablettes désinfectantes pour l’eau (adieu l’eau en bouteille, celle des lacs fait parfaitement l’affaire, après traitement à l’aquatab et « aromatisation » avec l’un des sachets de poudres magiques reçus au départ.

Pour l’ambiance et le reste, à vous de voir les photos de l’album ci-dessus…

On se pose à Toronto…

 

Samedi de repos et de détente avec Erin et François à Toronto. Lucy est derrière l’appareil photo, et nous nous offrons une promenade au Parc Winston Churchill (à 10 minutes à pied de chez François) pour un moment de détente.

Après midi tranquille, et souper « d’anniversaire » anticipé pour Erin.

Demain devrait être à l’aune d’aujourd’hui avant un lundi qui démarrera en fanfare vers 4h30 du matin pour Erin (qui repart par le bus – voiture en panne – vers Ithaca) et moi qui la conduirai à la station de bus (avec la voiture de location).

Bonne fin de week-end à tou(te)s.

Ca roule… un peu. Donc, y’a pas photo…

Aujourd’hui, c’était le retour vers Toronto pour retrouver François et Erin pour le week-end. Après un petit déjeuner de rêve dans un B&B superbe où Lucy a encore pu nager dans la French River, nous avons repris la route, avec quelques arrêts plus techniques qu’esthétiques…

Pas de photo à montrer ce soir, mais on va se rattraper pour la dernière semaine !

Bon week-end à tous, on vous tient au courant (courage, encore 8 fois nous lire et vous aurez la paix…)

Après la débauche, la magie des premières nations

 

Après avoir quitté Killarney, lieu de toutes les débauches (voir l’article d’hier) nous nous dirigeons aujourd’hui vers Toronto, où nous devrions rejoindre François et Erin demain soir. Notre arrêt « en route » se fait à « French River – Rivière des Français », une enclave francophone au coeur de l’Ontario anglophone.

Nos différents interlocuteurs du jour nous ont  expliqué qu’il ne fallait surtout pas comparer les Franco-Ontariens aux Québécois. Les premiers sont de courageux pionniers qui lors du morcellement progressif des terres acquises par les colons français se sont retrouvés obligés de quitter le Québec pour gagner leur vie en travaillant sur la ligne de chemin de fer Canadian Pacific Railways (CPR), et qui ont trouvé des terres cultivables le long de la voie de chemin de fer et se les sont progressivement appropriées. Au contraire des vilains francophones du Québec qui vivent des subsides de tous les autres Canadiens…

Le résultat est que « Rivière des Français » est un territoire assez impressionnant en taille (nous avons roulé près de 2h aujourd’hui sans quitter le territoire) peuplé à 70% de francophones partiels ou totaux. Le paysage est superbe, avec une grande rivière en delta qui étend ses bras divers et variés dans toutes les directions, se faisant ici lac, et là torrent ou rapides… Arrivés vers midi chez un loueur de canoës, nous nous sommes mis en route sur ses conseils et sous un ciel gris et pluvieux en direction d’une petite île, territoire d’une « first nation », celle des Dokis (pour laquelle il faut d’ailleurs verser un droit de passage sur leur territoire).

Et le miracle se produit: après quelques dizaines de minutes à pagayer, le ciel se dégage et devient d’un bleu épuré, traversé de petits nuages moutonneux absolument délicieux. Lorsque nous abordons l’île, la rivière est d’un bleu profond et le ciel fait croire qu’il a été peint par un artiste de chez Disney. Pour le coup, les photos ne mentent pas…

En exclusivité vidéo:

Que se passe-t-il un soir où les vents soufflants sur les grands lacs détournent les esprits du droit chemin, où le demi-pitcher de Bud-light commence à faire de l’effet , et où les rémanences de crack continuent à faire de l’effet…

Les bouges de Killarney

Je suis l’homme qui connaît la femme qui a vu l’ours…

L’événement de la journée, c’était l’escalade de « Crack ». J’aurais voulu éviter le double sens mais voilà… après une demi heure de rando, Lucy s’est arrêtée, stupéfaite. Elle revient vers moi (comme on le sait en montée, je suis derrière) et m’annonce avoir rencontré un ours.

De différents témoignages glanés au cours de la journée il apparaît que:

  1. soit l’effet du crack était général, mais pas pour moi (au moins deux ou trois autres témoignages)
  2. soit en effet, il y avait un ours…

Bon, soyons de bon compte, je suis juste jaloux de pas l’avoir vu. Surtout qu’il n’était pas en peluche.

Pour le reste, jolie ballade, et on vous donne en prime une photo de l’hôtel, situé sur une marina donnant sur le lac Huron et où les riches US et CA viennent « mouiller » (en d’autres termes claquer leur argent dans les bouges de Killarney, qui eux-mêmes n’existent pas…)

Il est temps que je m’arrête. A bientôt !

Magie de l’eau au parc Killarney

C’est vrai que dans ce voyage, nous passons de parc en parc, et de lac en lac, ce qui peut laisser penser qu’il n’y a pas grande différence d’un lieu à l’autre.

C’est à la fois tellement vrai et pas tout à fait. Les paysages du Parc Killarney ont inspiré le groupe de peintres le plus célèbre du Canada (« le groupe des 7 ») qui étaient installés ici et qui ont peint les pierres roses des « montagnes » de cette bande de terre particulière  traversée par un nombre incalculable de lacs et située juste face à l’île de Manitoulin.

On est ici au pays des artistes et des esprits indiens. Le port de Killarney lui-même est « le » port d’ancrage des yachts américains et canadiens qui naviguent dans les grands lacs. Défilé de toilettes le soir (nous on a toujours le même ensemble chemise de jungle, pantalon rando, qui sied parfaitement à notre statut de randonneurs), bateaux luxueux ancrés au pied de notre hôtel qui est divisé en deux parties: celle pour les navigateurs, avec de somptueuses suites donnant sur la Marina, et le « Motel », qui nous semble tout aussi confortable, avec vues sur « la montagne », en fait le « Mont de la Cloche » qui culmine à pas très haut, mais domine quand même le paysage.

Je vais poster juste après cet article un petit recueil de photos de la journée. On y verra beaucoup de lacs…

Back from the survival trip…

30.000 îles et un peu de soleil…

La nuit dernière fut particulière. L’hôtel, recommandé 5 étoiles par tous les guides, a pourtant un « petit » défaut: la ligne de chemin de fer transcanadienne passe à 60m, sur un pont métallique, à raison de 5 ou 6 trains de marchandises pendant la nuit…

Mais aujourd’hui, nous sommes partis en croisière au coeur des 30000 îles de la baie Georgienne. Sous un soleil voilé au début, puis avec un ciel de plus en plus dégagé.

Nous avons même bénéficié d’une après-midi très chaude, passée à randonner le long de la rive du lac, avec bien entendu un plongeon glacé pour Lucy

 

Ca y est enfin ! premier plongeon dans un lac pour qui vous savez…

1 juillet: [fête du (Canada] day)

Toronto Pride et vues du lac

 

Arriver à Toronto le jour de la Toronto Pride, mais… juste après, c’est avoir droit à quelques dos décoratifs. La chaleur est de la partie, avec près de 30°. Se rafraîchir et rafraîchir son iPad semble donc naturel…

Pour le reste, la ville me semble encore plus en chantier que lors de ma dernière visite et le grand voilier antique qui véhicule les touristes dans le port encore plus anachronique.