Après la débauche, la magie des premières nations

 

Après avoir quitté Killarney, lieu de toutes les débauches (voir l’article d’hier) nous nous dirigeons aujourd’hui vers Toronto, où nous devrions rejoindre François et Erin demain soir. Notre arrêt « en route » se fait à « French River – Rivière des Français », une enclave francophone au coeur de l’Ontario anglophone.

Nos différents interlocuteurs du jour nous ont  expliqué qu’il ne fallait surtout pas comparer les Franco-Ontariens aux Québécois. Les premiers sont de courageux pionniers qui lors du morcellement progressif des terres acquises par les colons français se sont retrouvés obligés de quitter le Québec pour gagner leur vie en travaillant sur la ligne de chemin de fer Canadian Pacific Railways (CPR), et qui ont trouvé des terres cultivables le long de la voie de chemin de fer et se les sont progressivement appropriées. Au contraire des vilains francophones du Québec qui vivent des subsides de tous les autres Canadiens…

Le résultat est que « Rivière des Français » est un territoire assez impressionnant en taille (nous avons roulé près de 2h aujourd’hui sans quitter le territoire) peuplé à 70% de francophones partiels ou totaux. Le paysage est superbe, avec une grande rivière en delta qui étend ses bras divers et variés dans toutes les directions, se faisant ici lac, et là torrent ou rapides… Arrivés vers midi chez un loueur de canoës, nous nous sommes mis en route sur ses conseils et sous un ciel gris et pluvieux en direction d’une petite île, territoire d’une « first nation », celle des Dokis (pour laquelle il faut d’ailleurs verser un droit de passage sur leur territoire).

Et le miracle se produit: après quelques dizaines de minutes à pagayer, le ciel se dégage et devient d’un bleu épuré, traversé de petits nuages moutonneux absolument délicieux. Lorsque nous abordons l’île, la rivière est d’un bleu profond et le ciel fait croire qu’il a été peint par un artiste de chez Disney. Pour le coup, les photos ne mentent pas…

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.

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