Les déportations n’arrêtent en rien l’immigration

Cette phrase, extraite d’une interview du Dr Liza Schulster, une éminente sociologue de City University (Londres), diplômée d’Oxford, est la conclusion logique d’une interview reprise dans Le Standaard de ce week-end (et merci à mon amie Sandrine de l’avoir remise en évidence sur Facebook).

Je voudrais simplement, en passant, vous offrir une traduction libre du passage qui me semble central dans l’intervention de Liza Schultster (et mes ami(e)s traducteurs/trices se feront un plaisir et un devoir de commenter l’article avec leurs précisions et corrections.

Si j’ai appris quelque chose de mes discussion avec des centaines d’Afghans qui ont été déportés de Norvège, du Royaume Uni et de France, c’est qu’il n’ont aucune chance de ré-intégration. Et pas simplement à cause du chômage (note personnelle: en Afghanistan). Ils n’ont plus aucun lien avec le pays parce que comme enfant, ils ont grandi en Iran ou au Pakistan ou parce qu’ils ne connaissent personne à Kaboul. De plus, ils sont accablés de honte. Ils ont échoué et leur entourage considère qu’ils sont « souillés », parce qu’ils ont des vêtements et un accent occidental en raison desquels ils sont repoussés.

Leur seule échappatoire est de fuir à nouveau. Les déportations n’arrêtent les migrations irrégulières en aucune manière.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l’enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison…), et conscient de la vanité d’avoir raison.

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