Monsieur Di Rupo recevra-t-il les Marcheurs Afghans ?

Notre Premier Ministre ne manque jamais de rappeler ses racines, ancrées à quelques pas de la Cantine des Italiens. Sa biographie est un témoignage de ce que l’immigration peut apporter à un pays accueillant.

Aujourd’hui, c’est à lui de savoir accueillir ceux qui n’ont pas assez de sécurité physique ou économique pour survivre chez eux. Va-t-il leur fermer sa porte ?

Quand j’avais six ans, ma maman m’a appris que l’on ne traitait pas de « macaroni » les petits italiens qui fréquentaient mon école. Que les travailleurs qui descendaient du « train des flamins » étaient des hommes comme les autres. Que l’endroit où l’on nait ne peut être un critère pour dire si une femme, un homme a le droit de vivre à côté de chez moi.

J’ai mal à la main qui dans l’isoloir a donné ma voix à des candidats députés que je croyaient humanistes, sociaux ou libéraux. J’ai mal à la tête quand je me dis que les seuls partis à oser affirmer le droit au vivre ensemble sont des partis qui ne peuvent espérer exercer un réel pouvoir autre que d’influence. J’ai mal à la démocratie quand je vois un gouvernement, dirigé par des gens dont le nom des partis ronflent de « social », « humaniste », « libertés », mettre en place une politique dont les faits sont « refus de droits », « expulsions », « enfermement »…

Monsieur Di Rupo va-t-il choisir de « rester au dessus de la mêlée » et par là hurler avec les loups du VLD et donc de la NVA et du VB ? Où va-t-il se souvenir de son enfance, des chances qu’il a su saisir ?

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.