Les plus grands spécialistes de l’hypnose…

En tant qu’hypnothérapeute, j’ai appris qu’une manière très efficace d’induire une transe profonde est d’attirer l’attention de mon patient sur une idée simple et répétitive, qui lui donne un sentiment de confort immédiat. Une fois bien installé dans cette transe confortable, il devient plus simple de suggérer au patient d’agir comme il n’aurait sans doute pas oser le faire avant, pour aller mieux.

Nos hommes politiques semblent avoir suivi le même type de formation, à cette différence qu’ils ne se sentent pas tenu par une déontologie qui veut que l’on ne déploie une stratégie envers un patient que pour lui permettre de se porter mieux, et qu’il est criminel de déployer une stratégie à l’insu du patient dont le bénéfice attendu soit essentiellement pour le thérapeute.A ce titre, le thème des problèmes posés par l’immigration jouent parfaitement ce rôle d’objet générateur d’un état hypnotique. Alors même que la communauté scientifique démontre les effets neutres ou bénéfiques de l’immigration et démontent jour après jour les discours de l’exclusion, nos politiciens nous bercent de m(a)essages qui prônent le repli sur soi.

De Bart De Wever à Elio Di Rupo, il n’est pas un politicien dans les partis traditionnels qui oserait monter au créneau pour expliquer haut et fort la réalité de l’immigration, telle que les études scientifiques la décrivent:

  • on ne peut démontrer un effet négatif sur l’emploi local de l’immigration
  • on ne peut démontrer d’effet négatif de l’immigration sur les salaires domestiques
  • l’effet fiscal général de l’immigration est positif
  • l’immigration augmente la consommation, son effet sur les marchés est globalement positif
  • ce sont les migrants les plus qualifiés qui quittent leur pays, l’effet de l’immigration contemporaine n’est pas une baisse de la qualification professionnelle
  • l’immigration baisse la pauvreté générale dans le monde, les envois de fonds des migrants dominent l’aide dans ces pays
  • l’immigration n’entraine pas une hausse de la criminalité
  • il n’existe aucun argument économique pour réduire l’immigration

Nos hommes politiques vont nous focaliser pendant les dix prochaines semaines sur  « la source de tous nos problèmes »: les immigrés qui « piquent » le boulot de nos travailleurs, les chômeurs qui trichent, les « profiteurs » du CPAS, etc… En bref, tous ces gens qui vivent tellement plus confortablement que les « courageux » détenteurs de capitaux qui évitent de payer toute forme de taxe que ce soit.

Tout cela nous fera passer de nouvelles politiques restrictives, des budgets plus serrés, une paupérisation plus grande des plus fragiles, une disparition des subsides aux organisations de terrain, un retour vers la charité privée institutionnelle dans laquelle chaque « bien pensant » pourra choisir son « pauvre » ou son « malheureux ».

J’arrête pour le moment. Trop la rage !

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.