J3: les brumes du pas du Boret

Vu les conditions météos peu clémentes (vous voulez de l’eau , de la pluie ou les deux ?) nous avions décidé pour ce premier jour de reprise à Samoëns d’une petite mise en jambes gentille du côté du fonds de la Combe à Sixt.

Mais une jambe devant l’autre, un pied suivant le précédent, nous étions à peine échauffés et le ciel semblait clément malgré ces gros nuages gris qui couvraient les sommets.

Qui a proposé d’aller au chalet du Boret ? Je ne le sais plus, mais sans doute avions nous tous les deux cette petite idée derrière la tête. Bon, de toute façons, on va pas prendre le « Pas » du Boret, hein ? La pente la plus raide du secteur, du câble tout du long, les dalles de la cascade de Vogeaille à traverser, tout ça avec un sérieux risque de pluie…

Donc non, nous partons bien vers le Chalet du Boret (avec l’intention d’y déguster une soupe roborative) par le fond de la Combe.

La montée est douce, on croise six ou sept cascades, mais le temps se gâte. La bruine s’installe, et les gués sont de moins en moins gués. Le poids de l’eau se fait sentir dans les chaussettes. Et lorsque le chalet est en vue, la pluie commence à battre de bon coeur.

Heureusement, nous allons pouvoir nous installer dans la salle à manger ! Non ! Cette foutue salle à manger de ce foutu chalet du Boret est en travaux. « Je peux vous servir, mais dehors » nous indique poliment l’aubergiste. Heureusement, l’ampleur des parasols nous permet de trouver une table au sec. Mais sans soupe. Ce sera de l’omelette.

L’aubergiste nous entretient. Elle nous explique que selon elle – et son mari – le chemin du Pas du Boret est moins glissant que le retour par le fonds de la Combe: « une pierre lavée glisse moins qu’un cailloux boueux ». A force, elle finit même par nous convaincre.

Nous voici donc reparti pour la descente cette fois, et par le chemin le plus direct. Un petit panneau nous rassure: « Chemin de randonnée dangereux et glissant. Déconseillé aux personnes sujettes au vertige. » Tant pis, l’aubergiste a dit « allez-y », nous y allons…

Et soyons de bon compte: très chouette descente dans la pluie. Pieds trempés et chaussures qui mettront au moins 3 jours à sécher. Mais descente sans problème, bien câblée dans les passages difficiles, bien marquée sur les dalles des cascades, et en effet bien moins glissante que la montée par la boue que nous avions faite le matin. Et en plus beaucoup plus rapide: descente en une heure pour une montée en deux heures moins le quart.

Et quelques très belles vues de la vallée…

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.