J4: Aujourd’hui, il n’y aura pas de photo !

Les raisons sont doubles:

1. Si c’est pour vous montrer la pluie qui tombe sur Samoëns, je vous renvoie à mon message d’hier, ce n’est guère différent aujourd’hui…

2. Je ne vois pas pourquoi je vous entretiendrais d’une activité aussi dégradante que celle à laquelle je me suis livré (à partir de ce point, ma mauvaise foi évidente doit être considérée comme de l’humour. Si pour vous, ça ne passe pas, je vous présente d’avance mes excuses).

Quelques explications sur le point 2 ?

Selon moi, l’homo sapiens sapiens se distingue des autres primates parce que: (i) il marche et court de manière stable sur 2 pattes et (ii) il utilise un cerveau à des fins diverses et variées, mais principalement pour améliorer son propre confort.

Donc, marchant et courant sur 2 pattes, il est normal qu’homo sapiens sapiens (appelons le HSS) ait cherché à améliorer les divers facteurs qui caractérisent son mode de déplacement: confort, vitesse, fatigue. Et dans ce sens, il a fait deux inventions importantes: le feu et la roue. Le problème, c’est que pour permettre à ces deux inventions de se retrouver, il a fallu des millénaires et l’invention de la machine à vapeur!

En fait, HSS n’a pas tout de suite réalisé que le feu pouvait l’aider dans ses déplacements, alors que la roue a sans doute été inventée comme solution à des problèmes de mouvements. Comment permettre à un corps pesant d’être déplacé sur une distance donnée à moindre fatigue humaine?

Le résultat heureux et ultime en a été le véhicule à roues, et à essieux multiples (essieux étant compris comme un axe reliant des vecteurs de mobilité en contact avec le sol). L’homme marchant est une des rares exemples de véhicule pouvant se mouvoir de manière stable et équilibrée sur un seul essieu. La charrette à deux roues tractées par un cheval, un chien ou un homme dispose en fait de 3 ou 2 essieux (il faut compter les paires de pattes du « tracteur » qui assurent la stabilité de l’ensemble).

Dans sa recherche, l’homme a cependant du faire un pas en arrière pour réussir deux pas en avant (n’oubliez pas, je suis de mauvaise foi) et il a inventé un engin absolument inutile, déséquilibré, salissant, et source de multiples problèmes. Quelle idée a bien pu traverser la tête d’un humain d’aligner (et non de pairer) deux roues cerclées de pneumatiques, et animées par d’autres roues (de deux à douze ou plus parfois) dentées, le tout relié par un cadre ? Deux roues en ligne, cela ne peut être stable que moyennant un effort inhumain de la part de son chargement humain (qui en plus doit en être le moteur).

De plus, si vous essayez de vous déplacer sur ce genre d’engin sur un terrain boueux, traversé de racines et de pierres, vous augmentez votre instabilité et votre inconfort. Dans mon expérience de ce jour, c’est un peu comme de recevoir 150 coups de pieds au c.l par minutes. Et c’est très désagréable.

Or donc, je me suis laissé entrainer à une « promenade » sur de tels engins. Mon opinion en bref est assez simple: la marche, j’adore, ce sport là, c’est la même chose, à 3 lettres près: il suffit de changer le d par bh et de rajouter un « r » quelque part…

J’en suis revenu crotté, râleur, et jurant mais un peu tard- comme le renard de la fable – que l’on ne m’y reprendrait plus.

Heureusement, on annonce le retour du soleil pour demain.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.