J 10: de Lido di Classe à Bari

J’ai dormi comme une masse. Bercé par les derniers sanglots d’ABBA sur la patinoire. Puis un calme étonnant. Pas même le bruit de la mer, trop loin, ou celui de la route, peu fréquentée.

Réveil vers 6h30 du matin. Petite toilette et en route pour trouver de quoi manger. La porte du mercato de la place est ouverte. Je rentre, je prends un panier et le rempli. C’est en arrivant au rayon boucherie que la patronne m’explique qu’ils sont fermés – même si ils sont ouvert – jusque 7h30, soit près de trois quart d’heures d’attente.

Comme il me reste des Cantucci, je choisis de me mettre en marche et de rouler une heure, jusqu’au moment où je pourrai m’arrêter pour manger un morceau. En vérifiant les alternatives offertes par le GPS, je vois 20 minutes de plus pour mon trajet par « éviter les péages ». Je choisi donc cette option et me retrouve sur la nationale 16 qui longe la côte en passant par tous les villages.

Au plus j’avance dans cet embouteillage permanent, au plus je voir mon heure prévue d’arrivée reculer… Je m’arrête dans une première bourgade pour commander un café et un « bombolino al ciocollate » ou quelque chose comme cela. Un généreux donut fourré au chocolat. Tout cela pour 2 euros.

Ici, la boulangerie est ouverte, ainsi que le mercato. Je me prends du pain, et un mélange de viandes diverses avec légumes variés. A faire sauter à la poêle d’après la vendeuse.

Reprise de la route, longue et lente. Vers 11h, j’aperçois un superbe sanctuaire sur une colline, entouré de murailles de briques. La sortie indique Loreto. Le nom me dit quelque chose. Je me rappelle qu’il existe un culte marial à Notre-Dame de Lorette. Serait-ce ici ?

Parking gratuit dans une rue transversale au parking payant. Dix minutes de marche et découverte d’un lieu de pèlerinage animé d’une grande ferveur. Je me décide à visiter la cathédrale de la « Sainte Maison ». Il y est expliqué que l’on vénère ici les murs de la maison de Marie à Nazareth, celle là même où le Christ aurait grandi. L’histoire raconte que lorsque les croisés se sont rendus compte de leur défaite, ils n’ont pas voulu laisser la maison de Marie aux mains des infidèles. Comme cette maison était composée d’une grotte (difficilement déplaçable) et de trois murs d’enceinte, ce sont ces trois derniers qui ont été démontés pierre par pierre et « transféré » au XIIIème siècle à Loreto, après un passage dans un autre lieu.

Vrai ou faux ? Difficile de faire la part des choses. Ce qui est vrai par contre, c’est que de nombreux fidèles sont présents à la messe qui se dit lors de ma visite et que plusieurs personnes sont profondément en prière dans la chapelle constituée par les trois murs en question.

Un bon point : il est possible de faire toute cette visite sans ouvrir sa bourse. L’église est ouverte à tous et même le site de la Santissima Casa peut être visité sans payer.

La place sur laquelle est installé le sanctuaire est elle aussi superbe, ainsi que quelques unes des petites rues environnantes.

En reprenant la route, je me rends compte que mon GPS m’annonce un temps de plus en plus long… je choisi alors de lui demander l’option « avec péages » et il me réduit illico mon addition de trois heures ! Je décide donc, comme au poker, de « payer pour voir ». Je constate aussi une autre erreur dans les calculs : j’ai indiqué une vitesse moyenne de BlueDream sur autoroute de 90 km/h alors que si je veux rester à ma consommation de 8,4l/100, je dois baisser cette moyenne à 85 km/h. Tout cela me donne enfin des temps de route réalistes (je suis arrivé cette fois dans les 3 minutes de l’estimation initiale).

Nouvel appel à Park4Night, en cherchant quelque chose près de Bari. Et il m’indique un parking pour motorhome avec accès direct à la plage et à la mer, 14 km avant Bari. J’y arrive sans encombre vers 19h30. Il est bondé, mais la tenancière me trouve une petite place entre deux « gros » engins. J’ai par le pare-brise avant une vue directe sur la mer et ce seront les vagues qui me berceront cette nuit.

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Avant quelques travaux sur le camion demain.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.