J9: Crevoladossola – Lido de Classe

Pas moyen d’uploader mon blog hier soir. Forfait data international atteint. Et je n’aurai le service clientèle de Mobistar que dans la journée. Ce soir, j’ai de quoi tenir je l’espère pendant tout le voyage, même sans Wifi.

Nuit au calme, avec quelques voitures qui sont venues tourner dans le parking à l’un ou l’autre moment. Par contre, j’ai eu du mal à m’endormir. Il faut dire que les cloches de l’église de Crevoladossola sonnent toutes les demi-heures, toute la nuit. Soit au maximum à minuit et demi (et oui, la demie est marquée par un coup supplémentaire, d’une autre cloche.)

Réveillé à six heures, j’en ai profité pour utiliser le bac de douche comme salle de bain. Même sans la douche, c’est quand même pratique pour se laver sans mettre de l’eau partout et en pouvant quand même se rincer.

Ensuite, une dernière série de photos de la montagne au lever du soleil, un petit déjeuner de céréales et de fruits, avec un bon café brulant (la nuit a été fraiche). Et en route pour le soit-disant super « Leroy-Merlin » de Varese. Je ne m’imaginais d’ailleurs pas être si près de Milan. Arrivé à 8h30 sur place, je file au McDonald’s en face en me disant que j’aurai du Wifi gratuit. Eh non… chez McDo, c’est British Telecom qui organise le Wifi gratuit, et il ne l’offre qu’aux gens disposant d’un numéro de téléphone italien, français, espagnol, et quelques autres, mais pas aux belges…

Mon café et mon amertume bus, je pars chez L-M. A la chasse à l’acétone et au Sikaflex. Pour l’acétone, les plus petits flacons font 1 litre, et pour le Sika… bernique. Pas un seul tube à l’horizon.

Je me mets quand même au boulot, sous un soleil qui devient vite brulant. J’ai remis une couche du Sika qui me reste (et il y en avait largement assez – il m’en reste un demi tube) sur une surface nettoyée, griffée selon le mode d’emploi et dégraissée. Si ça ne fonctionne pas comme ça, faudra que je vois si ce n’est pas le type de Sika qui pose problème. Mais ce sera alors pour le retour en Belgique (en espérant ne pas être trop douché sur le retour).

Vers 10h30 j’ai terminé mes travaux et j’en profite pour faire les courses pour un ou deux jours au supermarché qui se trouve juste à côté.

Puis en route vers… on verra bien. Passé Milan, les montagnes disparaissent et on roule dans la plaine du Po. Après deux heures de route, je fais un arrêt sandwich et sieste sur un parking d’autoroute. Ces autoroutes sont assez épuisantes : j’aime bien rouler à 90 km/h, ce qui est censé être le maximum autorisé aux poids lourds et une vitesse ou le camion ne consomme que 8 l/100. Mais je ne cesse d’être dépassé et coincé par des camions. Si j’étais certain de ne pas perdre trop de temps, je crois que je sortirais de l’autoroute.

Je repars et m’arrête à nouveau après une heure, un peu avant Bologne. Puis c’est la plongée vers l’Adriatique et Ravenne. A partir de Ravenne, l’autoroute est censée border la côte. Elle est dans un tel état que la vitesse y est limitée à 50 km/h. Mais les voitures et les camions roulent à 70 ou 80 et dépassent, même sur les doubles lignes blanches. J’aurai eu quelques frayeurs.

Park4Night m’a indiqué un parking herboré gratuit, je suis les indications et me retrouve à « Lido de Classe », une petite station balnéaire familiale ou le parking est coiné entre la plage et la patinoire de roller skate. Heureusement, la musique de la patinoire s’est arrêtée à 20h, et le parking semble même calme. Nous ne sommes que trois ou quatres camping cars et j’ai pu m’installer à l’extérieur pour écrire. Les moustiques semblent cependant s’intéresser à la lumière de mon écran et je vais donc me replier vers l’intérieur, pour cuisiner et puis sans doute pour essayer de dormir.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.