A l’école, le jour d’après…

J’avais la chance aujourd’hui de n’avoir que de très petits groupes d’élèves (3, 4 et 10). Certains très jeunes (élèves de 2èmes humanité), d’autres plus âgés (Rhétoriciens). Et je reviens intéressé par mes propres observations.

Avec mes deux groupes de 2èmes (petits groupes en remédiation), j’ai été confronté à une demande claire de discussion des événements du week-end, et surtout à la masse de fausses informations qu’ils véhiculaient. Une chose était certaine, le besoin de parler était pressant, la peur de l’inconnu présente, les discours faciles déjà bien acquis. C’était clairement la logique des réseaux sociaux qui dominait.

Quand j’ai entamé la dernière heure de la journée (pour eux comme pour moi) avec mes 10 rhétoriciens, je m’attendais à devoir cette fois entamer un débat, qui aurait même pu être situé dans le cours de Sciences Humaines (il est pour moi très clair que ce à quoi nous avons assisté est l’enfant batard de l’obscurantisme intellectuel et de la mondialisation des échanges et des  communications).

Et alors que cette heure est souvent consacrée à des tâches ne demandant pas trop de concentration, j’ai trouvé un groupe assoiffé de travail, un peu comme s’ils avaient un désir glouton de passer à autre chose…

Cette journée que je pouvais appréhender suite à la désastreuse expérience de janvier dernier (« Ils l’ont bien cherché ») s’est finalement révélée une journée plus solidaire et humaine, et certainement moins chahutée que je ne le craignais.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l’enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison…), et conscient de la vanité d’avoir raison.