Que Lampiris me serve de leçon…

Ce que beaucoup de clients de Lampiris ont perçu hier comme une forme de trahison doit servir de leçon. Et comme je ne veux pas en être donneur (en dehors du boulot), je dirai doit me servir de leçon.

Il faut désormais admettre que, aussi longtemps qu’une organisation revêt une forme commerciale, elle est intrinsèquement soumise à la logique de la maximisation des profits pour ses propriétaires. Et que dès lors que les investissements pour entrer sur le marché deviennent importants, cette même logique doit amener les consommateurs à se comporter cyniquement vis à vis du fournisseur. Ce qui est vrai aujourd’hui pour Lampiris pourrait l’être pour d’autres plus tard.

C’est à dessein que j’ai choisi l’adverbe cyniquement. Et il faut ici l’entendre au sens strict du terme, qui n’est ni négatif, ni positif. Il s’agit simplement de se concentrer strictement sur la manière pragmatique dont mes besoins seront rencontrés au mieux par les différents fournisseurs et de choisir alors celui qui répondra à ces besoins, indépendamment du discours socio-commercial qu’il peut développer.

Dans ce cas précis, par exemple, j’ai vu fleurir depuis hier des messages venant de courtiers en énergie se déclarant plus vert qu’une salade, mais qui ne me proposent rien d’autre qu’une adresse email pour les contacter. Je n’ai pas la moindre confiance dans le service que pourrait proposer un tel service, sachant la complexité des infrastructures techniques, financières et commerciales qui sous-tendent la livraison d’énergie. Il me faut d’abord un fournisseur que je puisse « oublier » jusqu’à la fin de mon contrat.

Lorsque l’annonce du rachat de Lampiris par les tortionnaires de Total m’est parvenue, je me suis donc livré à l’analyse suivante:

  • je veux un fournisseur qui me garantisse une électricité aussi verte que possible
  • je veux un fournisseur qui si possible ne soit pas une multinationale tentaculaire dont les intérêts se situent toujours hors de ma zone d’information
  • et dans ces conditions-là, je veux le fournisseur le moins cher, avec lequel je puisse interagir au maximum par internet

C’est ainsi que je me suis muni de ma dernière facture annuelle de chez Lampiris et que, vivant en région Bruxelloise, j’ai utilisé le simulateur de BRUGEL.

J’ai obtenu en quelques minutes une comparaison qui faisait ressortir clairement un tarif chez un fournisseur, tarif « vert » pour l’électricité, et fournisseur historique Bruxellois. Il n’a pas que des qualités, mais honnêtement, il n’essaie pas non plus de me faire croire qu’il est autre chose qu’une grosse entreprise familiale désireuse de faire du profit en vendant de l’énergie et en répondant aux besoins du marché…

Que j’aie besoin d’énergie, de télécom, de banque ou d’assurance (et le récent changement de cap de New-B me pose sérieusement question…), ou de toute autre forme de service, ce sera désormais ma démarche. Je réserverai mes attentions particulières aux maraîchers et autres producteurs locaux avec lesquels un vrai contact interpersonnel peut s’établir. Pour les autres, faites votre boulot convenablement, ne me déversez plus vos salade et soyez vraiment concurrentiels.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l’enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison…), et conscient de la vanité d’avoir raison.

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