Flandre : la guerre biologique ?

Magny de Block était formelle : il était logique de répartir les médecins de ce pays en fonction des besoins démographiques établis par les experts. Enfin une nouvelle pleine de bon sens.

Deux heures plus tard, c’est par communiqué de presse que la Ministre de la santé explique qu’il n’en sera rien.

La Flandre aura plus de médecins qu’elle n’en a besoin. La francophonie trop peu. Décision prise avec la collaboration active du MR.

Il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une agression physique caractérisée d’une communauté envers l’autre, qui vise l’affaiblissement des uns par rapport aux autres sur base de leur appartenance culturelle, au moyen d’une discrimination dans le système de santé. Selon que vous serez francophone ou flamand, l’offre de soins sera quantitativement et qualitativement différente.

Le gouvernement fédéral se met à nouveau au service de la Flandre afin de pousser francophones et wallons à devenir demandeurs de cette séparation que la N-VA appelle de ses voeux (avec l’appui servile du CD&V.

Sous d’autres cieux, de telles décisions seraient appelées par des termes peu flatteurs. Ici, on appelle cela un compromis. Pour moi, c’est un pas de plus de l’autre côté de la ligne rouge du respect de l’être humain.

Publié par

Dominique Foucart

Enseignant (Sciences Economiques, Sciences Humaines, Langues Modernes) dans l'enseignement secondaire général et technologique. Curieux de tout, avec souvent une opinion assez tranchée, mais amoureux des débats (surtout lorsque je pense avoir raison...), et conscient de la vanité d'avoir raison.

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