Le travailleur, variable d’ajustement du modèle néo-libéral

La carte blanche signée par Me Manuela Cadelli, présidente de l’Association Syndicale des Magistrats, dans « Le Soir plus » d’aujourd’hui est une démonstration factuelle du danger que représente pour nos démocraties le néo-libéralisme. Les cris d’orfraies poussés par Richard Miller (MR) dans sa réponse sont tellement vides d’argument qu’ils en constituent la meilleure validation… Continuer la lecture de Le travailleur, variable d’ajustement du modèle néo-libéral

Donc, l’action du Parlement Wallon autour du CETA n’a rien changé ?

Maintenant que les différents parlements francophones et wallons du pays ont donné leur accord pour une délégation de signature du CETA, et que dès lors l’avant scène peut être occupée par d’autres que les acteurs principaux de la pièce (entendez par là Paul Magnette, mais aussi ses alliés du CdH), il est de bon ton de crier le plus fort possible que tout cela était beaucoup de bruit pour rien… Continuer la lecture de Donc, l’action du Parlement Wallon autour du CETA n’a rien changé ?

Le choix du CETA, d’abord le choix du monde où nous voulons vivre

Depuis que j’ai écris mon premier article sur le refus par les Parlements wallons, bruxellois et francophones de Belgique  de donner leur délégation de signature pour les accords du CETA, j’ai vu beaucoup de commentaires, de réflexions, d’avis. Il me semble aujourd’hui que de ces débats se dégage un élément peut-être plus important que les autres: ce débat est celui du modèle social dans lequel nous voulons vivre. Continuer la lecture de Le choix du CETA, d’abord le choix du monde où nous voulons vivre

La « petite » Wallonie bloque la « grande » Europe: Scandale ?

Les « patrons » des institutions européennes et Canadiennes, le Premier Ministre (francophone) fédéral belge, le Président (N-VA) du gouvernement flamand ne cessent de se gausser de l’attitude des parlements francophones, bruxellois et wallons qui s’opposent à la signature du CETA tel qu’il est rédigé aujourd’hui et exigent d’en continuer les négociations. J’ai lu ici et là des affirmations du genre « 1% » des européens contre 99%, c’est anti-démocratique. Il y a là un sérieux canard dont il faut couper la tête… Continuer la lecture de La « petite » Wallonie bloque la « grande » Europe: Scandale ?

La Wallonie, âne des « animaux malades de la Crise européenne »

Ainsi donc, Donald (prénom prédestiné) Tusk envoie au nom de l’Union Européenne un « ultimatum » au Parlement Wallon – via la Belgique – exigeant du pays qu’il viole sa Constitution pour signer un accord commercial que la Wallonie ne refuse pas, mais dont elle considère simplement qu’il faut l’améliorer. Continuer la lecture de La Wallonie, âne des « animaux malades de la Crise européenne »

CETA: le fruit amer d’une Europe mal ficelée

Faire reposer l’échec des négociations à propos du CETA sur le refus du Parlement Wallon de donner sa délégation de signature pour le traité « en l’état » est une imposture à plusieurs titres. Continuer la lecture de CETA: le fruit amer d’une Europe mal ficelée

A quoi servent les sanglots d’une Ministre (même Canadienne) ?

Voilà qui fera sans doute le buzz sur les réseaux sociaux pendant quelques heures au moins: la ministre canadienne du commerce (lisez quand même bien son titre) a annoncé, des sanglots dans la voix, combien elle était triste de l’impossibilité de l’Europe de conclure un accord avec son « gentil » pays. Elle a même ajouté que la seule bonne nouvelle de sa journée était qu’elle allait retrouver demain ses trois gentils enfants. Continuer la lecture de A quoi servent les sanglots d’une Ministre (même Canadienne) ?

Comment sortir du piège à c..s posé par le système bancaire?

L’annonce faite par ING nous apparaît comme un nouveau coup de couteau dans le contrat implicite qui tente de souder notre social-démocratie. Une institution (et pour beaucoup ING est resté le successeur de la BBL) choisit d’abandonner son pôle sociétal, sa responsabilité d’employeur, pour satisfaire les exigences de son pôle financier, de ses actionnaires… tout est-il pour autant aussi simple ?

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Fini le baratin… libérons la langue

Tout enseignant, et en particulier tout enseignant en langue(s) – et singulièrement en français, se doit d’aller voir « La Convivialité » au théâtre National. Ecrit par deux romanistes, enseignants dans le secondaire, ce court opus est une ode à la libération de la langue du carcan de l’orthographe.

Fini le baratin. L’écriture ne constitue ni la finalité, ni la nature première de l’idiome. Inutile d’alourdir la plume par une pénible fioriture. si le code s’améliore il existera une manière directe de traduire le son par le signe, libre de toute morale.

Le texte nous montre l’absurdité de l’obsession orthographique, en plongeant dans les racines de la langue pour démonter les mythes qui nous poussent à défendre à tous crins une orthographe qui ne sert pas le sens, mais nous en distrait.

Ainsi de cet absurde accord du participe passé avec le complément d’objet lorsque celui ci le précède, simple résidu de l’économie des moines copistes qui, ne pouvant revenir en arrière dans leurs oeuvres, ne pouvaient accorder le participe avec son complément lorsque celui ci le suivait, tout en réclamant une variation de genre ou de nombre. Lorsqu’arrivait le mot « pommes » dans la phrase dictée « Il avait mangé pour son petit déjeuner, en compagnie de toute sa famille, et alors même que le soleil se levait, les pommes de son jardin », il était bien trop tard pour encore trouver une place pour un « e » et un « s » à la fin du mot « mangé »…

Ou encore de ces quatorze manières d’écrire le son [s] et des trois de prononcer la lettre « s », le tout menant à une confusion qui ne sert qu’à désigner l’élite d’une nation en fonction de sa servilité à des règles qui ne s’intéressent qu’à la forme et nous distraient du sens.

Bref, allez voir ces cinquante minutes (eh oui, ce sont des profs, des vrais) de joyeuse culture et vous en reviendrez en vous sentant un peu moins coupable de vous concentrer parfois plus sur le fond que sur la forme.

Quand notre argent finance les études d’un ministre en exercice…

pieter_de_crem_0_0Cette année, Peter de Crem a décidé de suivre pendant six semaines les cours de la prestigieuse Harvard Business School aux Etats-Unis. Quand on connaît le prix des formations privées dans une telle institution, on peut se poser quelques questions. Continuer la lecture de Quand notre argent finance les études d’un ministre en exercice…