A bas la calotte …

De quoi se mêlent donc l’ULB, l’ULg et l’UMons ? Qu’est ce qui leur fait peur dans la fusion des trois Universités Catholiques de la Communauté Française ?

J’ai fréquenté soit comme étudiant, comme compagnon et époux, soit comme parent, St Louis, l’UCL et l’ULB. Et la seule de ces institutions à m’avoir réellement choquée par son intolérance aux autres approches philosophiques est l’ULB. 

Ce n’est pas à St Louis, à l’UCL ou à Namur que l’on fait pression sur les étudiants pour adhérer à un cercle philosophique fermé. A l’ULB, le dos de la carte d’étudiant comportait à mon époque une invitation à signer la plus absurde des déclarations: la « profession de foi » du libre-exaministe. 

Ce n’est pas à la proclamation des résultats de l’UCL que l’on invite la salle à se lever et à chanter un quelconque Credo. Etais-je le seul dans le Janson à ne pas chanter « À bas la calotte », le morceau étant entamé par le Recteur.

C’est bien à l’ULB que l’on m’a dit que mes crédits acquis dans les années 80 à l’UCL ne pouvaient être acceptés pour réduire ma charge de cours de formation continuée …

Lorsque j’etudiais à Louvain-la-Neuve, mon principal professeur en dernière année était un invité de l’ULB. Une telle chaire n’existait pas à l’époque dans l’autre sens.

Je crois que, ne pouvant répondre intelligemment aux besoins de spiritualité de la jeunesse actuelle, le mouvement laïc choisit de stigmatiser les approches philosophiques fondées sur une spiritualité explicite. Il choisit l’exclusion là où d’autres privilégient la tolérance.

Je suis persuadé qu’il existe de nombreuses raisons pour les Universités « laïques » de s’inquiéter de la fusion de leurs homologues catholiques, mais ces raisons ne peuvent en tous cas pas faire opposition à la liberté d’association et aux libertés de croire.

Les processus qui ont amené à cette fusion sont respectueux des règles internes de ces institutions et des fondements du droit. On attendrait donc mieux de phares de la pensée qu’une poussée acneique de jalousie et d’intolérance.

La bataille que la présidente du (F)ront (N)ational français a gagné…

Tout en continuant de croiser les doigts pour nos voisins d’outre Quiévrain, le vainqueur de l’élection présidentielle du 7 mai ne sera sans doute pas la présidente du parti nationaliste (je m’efforce de n’écrire ni le nom, ni le sigle, tant les moteurs de recherche de la blogosphère tirent de conclusions stupides de ce qu’ils trouvent). Pourtant, à lire tout ce qui se dit et s’écrit parmi ceux qui affirment ne pas vouloir d’elle, on peut sans doute considérer qu’elle a déjà gagné la partie qui pour elle est la plus importante…

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