Démocratie, ce que la crise catalane nous en dit… et un peu plus

J’entends de plus en plus dire que le refus de l’autonomie Catalane est un déni de démocratie par le gouvernement espagnol. Même si le comportement du premier ministre madrilène relève d’un machisme primaire mâtiné de droite rétrograde, ce  n’est cependant pas le cas… Continuer la lecture de Démocratie, ce que la crise catalane nous en dit… et un peu plus

C’est tellement agréable de frapper un inconnu lorsqu’il est déjà à terre…

L’annonce du licenciement de nombreux travailleurs de la rédaction de RTL-Tvi a provoqué sur les réseaux sociaux un nombre impressionnant de commentaires sarcastiques ne tenant aucun compte de l’aspect humain de ces décisions. Continuer la lecture de C’est tellement agréable de frapper un inconnu lorsqu’il est déjà à terre…

Quand écolo dégringole de l’échelle des valeurs

Je n’ai jamais caché mes sympathies pour le parti des verts. Pas tant en raison de leurs programme « nature et santé » que pour leur attachement à un projet centré sur les droits humains fondamentaux. Au vu des derniers développements de la « crisette » politique en Wallonie et à Bruxelles, j’ai l’impression que c’est leur âme et leur conscience que les verts sont en train d’abdiquer.

En acceptant de s’engager dans une négociation avec le MR en vue de rejeter le PS dans l’opposition, Écolo pose un geste symbolique fort. Il affiche une nouvelle échelle des valeurs qui décrète que définir et appliquer un accord gouvernemental qui fait du rejet à la mer des réfugiés une norme acceptable est plus éthique que de voir quelques (trop nombreux ) individus se servir dans les caisses de l’Etat. En quelque sorte, les dérives népotistes des Mayeur et Peraïta pèsent plus dans la balance que le soutien inconditionnel de Charles Michel à la politique humanitairement criminelle de Theo Francken.

Si Écolo devait franchir ce Rubicon là, il ne ferait rien d’autre que rejouer le scénario du MR qui déclarait en avril 2014 « jamais avec la N-VA » pour se jeter dans leurs bras 6 mois plus tard.

S’allier au MR de d’Armand de Decker pour « punir » le PS d’Yvan Mayeur, c’est rejouer la scène centrale des « animaux malades de la peste ». C’est celui qui reconnaît ouvertement ses torts, et qui met en place des solutions correctrices radicales qui sera condamné au profit de celui qui continue de cacher ses propres dérives.

En effectuant ce choix, Écolo ne prend pas le chemin de la refonte de la morale politique. Les verts font un choix tactique et électoral afin de tuer l’image de Mr Propre que tente de se donner Benoît Lutgen, tout en rejetant le parti aujourd’hui honni de tous. A ce titre, le baisse de Zakhia Kathabi à Olivier Chastel avait tout d’un baisse de Judas.

Ce changement de cap est totalement désolant pour le paysage politique francophone qui s’articuler désormais entre un parti n’ayant aucune honte de s’afficher avec une droite nationaliste flamande du repli sur soi, deux partis au centre qui cherchent à s’octroyer le monopole de la moralité populiste, un parti de gauche en pleine déconfiture et un parti d’extrême gauche qui doit encore faire toutes ses preuves d’efficacité  opérationnelle.

Un monde parfait…

Deux événements récents me poussent à cette nouvelle « gueulante » sur ce blog. Je me suis déjà longuement attaché au premier dans mon article de ce matin sur la prétendue panique créée par « l’attentat » de la Gare Centrale, hier soir à Bruxelles. Le second concerne ce professeur de sociologie (Michel Demeuldere) attaqué pour les propos qu’il a tenu dans le cadre de son cours sur la sexualité des femmes rwandaises. Continuer la lecture de Un monde parfait…

Mes photos exclusives de Bruxelles au soir de l’attentat de la Gare Centrale…

J’étais donc hier soir en plein centre de Bruxelles, à me promener entre le Parc Royal, la Galerie Ravenstein, la Gare Centrale, la Grand-Place et la rue Marché au Charbon… et tout cela au moment précis ou une explosion suivie de la « neutralisation » d’un être humain par nos militaires se produisait sur un quai de la Gare Centrale… Continuer la lecture de Mes photos exclusives de Bruxelles au soir de l’attentat de la Gare Centrale…

A bas la calotte …

De quoi se mêlent donc l’ULB, l’ULg et l’UMons ? Qu’est ce qui leur fait peur dans la fusion des trois Universités Catholiques de la Communauté Française ?

J’ai fréquenté soit comme étudiant, comme compagnon et époux, soit comme parent, St Louis, l’UCL et l’ULB. Et la seule de ces institutions à m’avoir réellement choquée par son intolérance aux autres approches philosophiques est l’ULB. 

Ce n’est pas à St Louis, à l’UCL ou à Namur que l’on fait pression sur les étudiants pour adhérer à un cercle philosophique fermé. A l’ULB, le dos de la carte d’étudiant comportait à mon époque une invitation à signer la plus absurde des déclarations: la « profession de foi » du libre-exaministe. 

Ce n’est pas à la proclamation des résultats de l’UCL que l’on invite la salle à se lever et à chanter un quelconque Credo. Etais-je le seul dans le Janson à ne pas chanter « À bas la calotte », le morceau étant entamé par le Recteur.

C’est bien à l’ULB que l’on m’a dit que mes crédits acquis dans les années 80 à l’UCL ne pouvaient être acceptés pour réduire ma charge de cours de formation continuée …

Lorsque j’etudiais à Louvain-la-Neuve, mon principal professeur en dernière année était un invité de l’ULB. Une telle chaire n’existait pas à l’époque dans l’autre sens.

Je crois que, ne pouvant répondre intelligemment aux besoins de spiritualité de la jeunesse actuelle, le mouvement laïc choisit de stigmatiser les approches philosophiques fondées sur une spiritualité explicite. Il choisit l’exclusion là où d’autres privilégient la tolérance.

Je suis persuadé qu’il existe de nombreuses raisons pour les Universités « laïques » de s’inquiéter de la fusion de leurs homologues catholiques, mais ces raisons ne peuvent en tous cas pas faire opposition à la liberté d’association et aux libertés de croire.

Les processus qui ont amené à cette fusion sont respectueux des règles internes de ces institutions et des fondements du droit. On attendrait donc mieux de phares de la pensée qu’une poussée acneique de jalousie et d’intolérance.

La bataille que la présidente du (F)ront (N)ational français a gagné…

Tout en continuant de croiser les doigts pour nos voisins d’outre Quiévrain, le vainqueur de l’élection présidentielle du 7 mai ne sera sans doute pas la présidente du parti nationaliste (je m’efforce de n’écrire ni le nom, ni le sigle, tant les moteurs de recherche de la blogosphère tirent de conclusions stupides de ce qu’ils trouvent). Pourtant, à lire tout ce qui se dit et s’écrit parmi ceux qui affirment ne pas vouloir d’elle, on peut sans doute considérer qu’elle a déjà gagné la partie qui pour elle est la plus importante…

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Voter révolutionnaire est-il contre-productif ?

Les élections présidentielles françaises font fantasmer nombre de nos concitoyens. Toujours prêts à dénigrer nos propres politiciens, nous sommes prompts à nous passionner pour les rebondissements de la nauséabonde campagne électorale de nos voisins du Sud. Continuer la lecture de Voter révolutionnaire est-il contre-productif ?

Pourquoi je ne peux être d’accord avec mon syndicat quand il dit « non » au Pacte d’excellence pour l’enseignement.

Depuis de nombreuses années, des décennies me semble-t-il, tous les acteurs de l’enseignement sont d’accord pour reconnaître l’échec de notre système éducatif à offrir toutes ses chances de développement personnel et professionnel à chaque enfant en communauté française.

Il y a maintenant plus de deux ans, un effort de réflexion considérable a été entamé par toutes les parties concernées: enseignants, éducateurs, gestionnaires, parents, pédagogues afin de définir des pistes pour infléchir à moyen terme (10 à 15 ans) le mode de fonctionnement mortifère de l’école d’aujourd’hui.

Toutes ces personnes ont produit ensemble des propositions qui représentent bien entendu des changements parfois radicaux tant pour les enfants, leurs parents que leurs enseignants. J’ai tendance à croire que leur travail a été fait sérieusement et en pleine concertation avec leurs bases respectives. Mais au lieu de se présenter de manière responsables devant leurs mandants pour leur expliquer que l’on ne pouvait espérer changer le système sans impact pour les acteurs, j’ai pu assister à une opération de communication syndicale clairement destinée à « remonter » des troupes toujours effrayés par le risque de changement.

Avant d’être un enseignant « de terrain », j’ai été pendant 30 ans un citoyen ordinaire: parent, employé du monde « réel », cadre, gestionnaire du changement. J’ai appris que l’on ne pouvait espérer changer le monde que si l’on accepte le risque de changer soi-même. Et les meilleurs épisodes professionnels de ma vie, c’est dans ces moments de changements que je les ai vécu. C’est précisément cette acceptation du risque qui fait défaut aujourd’hui.

Il n’y aura aucune amélioration de l’enseignement en Communauté Française aussi longtemps que les organisations syndicales resteront inféodées aux peurs de leurs affiliés. Les enseignants sont prompts à dénoncer à juste titre les dégâts éducatifs causés par les parents d’enfants soumis à la tyrannie de leurs enfants. C’est exactement ce que font les syndicats qui se déclarent partenaire du Pacte un jour pour le rejeter dès lors qu’il fait peur à leurs affiliés. Il y a plus de points communs que l’on ne pense entre l’affilié-roi et l’enfant-roi…

Je le dis haut et fort, je ne rejoins pas mon syndicat dans son rejet du Pacte. Tout ce qui a été fait jusqu’ici pour « améliorer » notre enseignement a échoué. Je ne peux que me réjouir de ce qu’un groupe réellement pluridisciplinaire arrive avec des propositions nouvelles. Elles ne peuvent donner de pires résultats que les recettes du passé. Il faut donc accepter d’essayer cet autre chose qui semble plein de bon sens. Et par là reconnaitre que de tels changements ne peuvent se produire sans changer les habitudes des parents, des enfants et du personnel enseignant et éducatif.

Apprendre à nos enfants à vivre dans un monde qui change, c’est d’abord accepter d’être nous même des exemples d’acceptation  du changement.

Comment la presse tue Schengen …

Ce soir, toute la presse semble ne parler que de cela: Anis Amri, le présumé terroriste responsable de l’attentat sur un des marchés de Noël de Berlin serait passé par Nimègue (Pays-Bas), Anvers (Belgique), Paris (France), Lyon (idem) avant de se diriger vers Turin et l’Italie où un contrôle policier a permis de l’identifier (et de mettre un terme définitif à sa carrière de tueur). Cela ferait donc de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique, de la France et de l’Italie des Etats aux frontières « passoires » qui permettent la libre circulation des terroristes… Continuer la lecture de Comment la presse tue Schengen …

Pleurer les morts, abandonner les vivants …

L’interminable calvaire des femmes, enfants et hommes d’Alep, tombant sous les bombes russes, de Bashar El Assad, de « rebelles », de DAESH et de la « coalition » semble émouvoir de plus en plus l’opinion publique occidentale qui assiste ébahie à cet holocauste, alors que se préparent les fêtes censées célébrer la paix.  Continuer la lecture de Pleurer les morts, abandonner les vivants …

Comment le gouvernement de Charles Michel stimule l’immigration clandestine

Le refus par le gouvernement de Charles Michel – et en particulier par Didier Reynders et son Secrétaire d’Etat à la migration – d’octroyer un visa à une famille Syrienne est présenté par les ministres concernés comme un instrument symbolique de lutte contre l’afflux des réfugiés (« l’appel d’air »). En fait, il se pourrait bien que l’effet obtenu soit exactement inverse… Continuer la lecture de Comment le gouvernement de Charles Michel stimule l’immigration clandestine

Faut-il craindre un « appel d’air » de réfugiés vers la Belgique ?

Pour tous ceux qui pensent qu’un afflux de réfugiés pourrait être dangereux pour notre pays, l’explication donnée par notre gouvernement dans sa persistance à refuser un visa d’entrée à une famille syrienne qui veut venir en Belgique à l’invitation (et à la charge) d’une famille namuroise, peut apparaître comme une évidence.

J’ai cependant du mal à comprendre la démarche de nos éminences. Les réfugiés qui arrivent en Belgique par dizaines ne le font pas avec un passeport et un visa. Ils viennent clandestinement et demandent un statut de réfugié qui leur donne un permis de séjour, c’est à dire un titre les autorisant à rester dans le pays pour une période (in)déterminée. Plus de la moitié de ceux qui demandent ce statut de réfugié ne l’obtiennent pas et se retrouvent majoritairement dans la clandestinité. Ils tombent « à charge » de la communauté humaine et de la solidarité privée – avec toutes les dérives qui peuvent alors se produire.

Celui qui demande un visa accepte une enquête détaillée sur ses motivations et les moyens qui seront déployés pour assurer sa survie une fois sur le territoire. Si nous désirons aller nous installer pour 6 mois ou un an au Canada, en Afrique du Sud ou en Thailande, nous devrons peu ou prou nous soumettre au même type de procédure: permettre au pays qui va nous accueillir de s’assurer que nous ne le mettons pas en danger physiquement et financièrement. La liberté de circulation veut qu’une fois ces deux conditions remplies, il n’y ait pas de raison de refuser le visa au demandeur.

C’est parce que l’Office des Etrangers est incapable de motiver son refus de visa, malgré plusieurs injonctions à le faire de la part de la Justice, que celle-ci a finalement décidé d’en exiger l’octroi. Un peu comme si, ayant fourni toutes les preuves que vous n’avez pas d’intentions malhonnêtes et que vous pourrez subvenir à vos propres besoins, le gouvernement canadien vous refusait néanmoins le visa et qu’en conséquence, vous obteniez de la justice canadienne qu’elle force l’état à respecter sa propre législation…

Alors, qu’en est-il de cet « appel d’air » ? Parmi les milliers de personnes qui fuient Alep et la Syrie chaque jour, où sont celles qui se sont présentées à l’ambassade de Belgique pour obtenir le précieux sésame ? Combien de familles, souffrant sous les bombes de toutes les coalitions qui s’entretuent au Moyen Orient, sont-elles désireuses de venir s’installer à Namur, Mons, Liège, Bruxelles ou pire encore Anvers ?

Lorsque le gouvernement tente de nous terroriser avec ces hordes assoiffées de frites et de ballekes qui se presseraient aux portes des Ambassades de Belgique à Mossoul, Bagdad ou Alep, oublie-t-il vraiment les images de ces villes que nous voyons quotidiennement à la télévision ? Y a-t-il seulement encore un service consulaire belge dans ces villes ?

Cette idée « d’appel d’air » est simplement absurde. Le jour où soixante mille familles feront la file pour obtenir un visa d’entrée sera au contraire une bonne nouvelle pour la Belgique et le monde: nous pourrons nous assurer avant leur départ de la contribution potentielle des candidats au bien-être de notre pays, nous pourrons nous assurer de ce que leur accueil est bien préparé en Belgique, nous pourrons nous assurer des conditions dans lesquels leur séjour pourra se prolonger ou pas. Et nous pourrons nous dire que l’ère des passeurs de des trafiquants d’êtres humains est enfin terminée. Mais malheureusement, il n’y a toujours qu’une seule famille qui ait fait cette demande, une seule famille qui pourrait être un exemple de la seule procédure qui devrait exister pour accueillir ici ceux qui veulent nous prouver qu’ils vont contribuer à notre développement. Et cette famille, notre gouvernement attend simplement qu’elle se fasse massacrer sous les bombes à Alep.

Quand on nous annoncera demain ou après-demain que ces quatre personnes sont mortes dans les décombres de leur maison, sous les bombes d’une coalition dont nous faisons explicitement ou implicitement partie, la question de leurs visa ne se posera plus. Mais qu’en sera-t-il de la conscience de ceux qui se seront opposés à ce que la loi leur impose ? Encore faudrait-il qu’il leur reste un minimum de conscience, bien entendu.

Le Trump en nous …

Beaucoup de mes amis et connaissances se sont réveillés ce matin avec un sérieux malaise. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis ressemble pour eux à un coup de poing dans le ventre de la démocratie. D’autres sont restés indifférents, arguant que quel que soit le gagnant de cette course folle, la politique américaine serait de toute manière restée aux mains de lobbies et que finalement Barrack, Hilary ou Donald… Continuer la lecture de Le Trump en nous …

Le travailleur, variable d’ajustement du modèle néo-libéral

La carte blanche signée par Me Manuela Cadelli, présidente de l’Association Syndicale des Magistrats, dans « Le Soir plus » d’aujourd’hui est une démonstration factuelle du danger que représente pour nos démocraties le néo-libéralisme. Les cris d’orfraies poussés par Richard Miller (MR) dans sa réponse sont tellement vides d’argument qu’ils en constituent la meilleure validation… Continuer la lecture de Le travailleur, variable d’ajustement du modèle néo-libéral

Donc, l’action du Parlement Wallon autour du CETA n’a rien changé ?

Maintenant que les différents parlements francophones et wallons du pays ont donné leur accord pour une délégation de signature du CETA, et que dès lors l’avant scène peut être occupée par d’autres que les acteurs principaux de la pièce (entendez par là Paul Magnette, mais aussi ses alliés du CdH), il est de bon ton de crier le plus fort possible que tout cela était beaucoup de bruit pour rien… Continuer la lecture de Donc, l’action du Parlement Wallon autour du CETA n’a rien changé ?

Le choix du CETA, d’abord le choix du monde où nous voulons vivre

Depuis que j’ai écris mon premier article sur le refus par les Parlements wallons, bruxellois et francophones de Belgique  de donner leur délégation de signature pour les accords du CETA, j’ai vu beaucoup de commentaires, de réflexions, d’avis. Il me semble aujourd’hui que de ces débats se dégage un élément peut-être plus important que les autres: ce débat est celui du modèle social dans lequel nous voulons vivre. Continuer la lecture de Le choix du CETA, d’abord le choix du monde où nous voulons vivre

La « petite » Wallonie bloque la « grande » Europe: Scandale ?

Les « patrons » des institutions européennes et Canadiennes, le Premier Ministre (francophone) fédéral belge, le Président (N-VA) du gouvernement flamand ne cessent de se gausser de l’attitude des parlements francophones, bruxellois et wallons qui s’opposent à la signature du CETA tel qu’il est rédigé aujourd’hui et exigent d’en continuer les négociations. J’ai lu ici et là des affirmations du genre « 1% » des européens contre 99%, c’est anti-démocratique. Il y a là un sérieux canard dont il faut couper la tête… Continuer la lecture de La « petite » Wallonie bloque la « grande » Europe: Scandale ?

La Wallonie, âne des « animaux malades de la Crise européenne »

Ainsi donc, Donald (prénom prédestiné) Tusk envoie au nom de l’Union Européenne un « ultimatum » au Parlement Wallon – via la Belgique – exigeant du pays qu’il viole sa Constitution pour signer un accord commercial que la Wallonie ne refuse pas, mais dont elle considère simplement qu’il faut l’améliorer. Continuer la lecture de La Wallonie, âne des « animaux malades de la Crise européenne »

CETA: le fruit amer d’une Europe mal ficelée

Faire reposer l’échec des négociations à propos du CETA sur le refus du Parlement Wallon de donner sa délégation de signature pour le traité « en l’état » est une imposture à plusieurs titres. Continuer la lecture de CETA: le fruit amer d’une Europe mal ficelée

A quoi servent les sanglots d’une Ministre (même Canadienne) ?

Voilà qui fera sans doute le buzz sur les réseaux sociaux pendant quelques heures au moins: la ministre canadienne du commerce (lisez quand même bien son titre) a annoncé, des sanglots dans la voix, combien elle était triste de l’impossibilité de l’Europe de conclure un accord avec son « gentil » pays. Elle a même ajouté que la seule bonne nouvelle de sa journée était qu’elle allait retrouver demain ses trois gentils enfants. Continuer la lecture de A quoi servent les sanglots d’une Ministre (même Canadienne) ?

Comment sortir du piège à c..s posé par le système bancaire?

L’annonce faite par ING nous apparaît comme un nouveau coup de couteau dans le contrat implicite qui tente de souder notre social-démocratie. Une institution (et pour beaucoup ING est resté le successeur de la BBL) choisit d’abandonner son pôle sociétal, sa responsabilité d’employeur, pour satisfaire les exigences de son pôle financier, de ses actionnaires… tout est-il pour autant aussi simple ?

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Fini le baratin… libérons la langue

Tout enseignant, et en particulier tout enseignant en langue(s) – et singulièrement en français, se doit d’aller voir « La Convivialité » au théâtre National. Ecrit par deux romanistes, enseignants dans le secondaire, ce court opus est une ode à la libération de la langue du carcan de l’orthographe.

Fini le baratin. L’écriture ne constitue ni la finalité, ni la nature première de l’idiome. Inutile d’alourdir la plume par une pénible fioriture. si le code s’améliore il existera une manière directe de traduire le son par le signe, libre de toute morale.

Le texte nous montre l’absurdité de l’obsession orthographique, en plongeant dans les racines de la langue pour démonter les mythes qui nous poussent à défendre à tous crins une orthographe qui ne sert pas le sens, mais nous en distrait.

Ainsi de cet absurde accord du participe passé avec le complément d’objet lorsque celui ci le précède, simple résidu de l’économie des moines copistes qui, ne pouvant revenir en arrière dans leurs oeuvres, ne pouvaient accorder le participe avec son complément lorsque celui ci le suivait, tout en réclamant une variation de genre ou de nombre. Lorsqu’arrivait le mot « pommes » dans la phrase dictée « Il avait mangé pour son petit déjeuner, en compagnie de toute sa famille, et alors même que le soleil se levait, les pommes de son jardin », il était bien trop tard pour encore trouver une place pour un « e » et un « s » à la fin du mot « mangé »…

Ou encore de ces quatorze manières d’écrire le son [s] et des trois de prononcer la lettre « s », le tout menant à une confusion qui ne sert qu’à désigner l’élite d’une nation en fonction de sa servilité à des règles qui ne s’intéressent qu’à la forme et nous distraient du sens.

Bref, allez voir ces cinquante minutes (eh oui, ce sont des profs, des vrais) de joyeuse culture et vous en reviendrez en vous sentant un peu moins coupable de vous concentrer parfois plus sur le fond que sur la forme.