Démocratie, ce que la crise catalane nous en dit… et un peu plus

J’entends de plus en plus dire que le refus de l’autonomie Catalane est un déni de démocratie par le gouvernement espagnol. Même si le comportement du premier ministre madrilène relève d’un machisme primaire mâtiné de droite rétrograde, ce  n’est cependant pas le cas… Continuer la lecture de Démocratie, ce que la crise catalane nous en dit… et un peu plus

C’est tellement agréable de frapper un inconnu lorsqu’il est déjà à terre…

L’annonce du licenciement de nombreux travailleurs de la rédaction de RTL-Tvi a provoqué sur les réseaux sociaux un nombre impressionnant de commentaires sarcastiques ne tenant aucun compte de l’aspect humain de ces décisions. Continuer la lecture de C’est tellement agréable de frapper un inconnu lorsqu’il est déjà à terre…

Un monde parfait…

Deux événements récents me poussent à cette nouvelle « gueulante » sur ce blog. Je me suis déjà longuement attaché au premier dans mon article de ce matin sur la prétendue panique créée par « l’attentat » de la Gare Centrale, hier soir à Bruxelles. Le second concerne ce professeur de sociologie (Michel Demeuldere) attaqué pour les propos qu’il a tenu dans le cadre de son cours sur la sexualité des femmes rwandaises. Continuer la lecture de Un monde parfait…

Mes photos exclusives de Bruxelles au soir de l’attentat de la Gare Centrale…

J’étais donc hier soir en plein centre de Bruxelles, à me promener entre le Parc Royal, la Galerie Ravenstein, la Gare Centrale, la Grand-Place et la rue Marché au Charbon… et tout cela au moment précis ou une explosion suivie de la « neutralisation » d’un être humain par nos militaires se produisait sur un quai de la Gare Centrale… Continuer la lecture de Mes photos exclusives de Bruxelles au soir de l’attentat de la Gare Centrale…

La bataille que la présidente du (F)ront (N)ational français a gagné…

Tout en continuant de croiser les doigts pour nos voisins d’outre Quiévrain, le vainqueur de l’élection présidentielle du 7 mai ne sera sans doute pas la présidente du parti nationaliste (je m’efforce de n’écrire ni le nom, ni le sigle, tant les moteurs de recherche de la blogosphère tirent de conclusions stupides de ce qu’ils trouvent). Pourtant, à lire tout ce qui se dit et s’écrit parmi ceux qui affirment ne pas vouloir d’elle, on peut sans doute considérer qu’elle a déjà gagné la partie qui pour elle est la plus importante…

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Comment la presse tue Schengen …

Ce soir, toute la presse semble ne parler que de cela: Anis Amri, le présumé terroriste responsable de l’attentat sur un des marchés de Noël de Berlin serait passé par Nimègue (Pays-Bas), Anvers (Belgique), Paris (France), Lyon (idem) avant de se diriger vers Turin et l’Italie où un contrôle policier a permis de l’identifier (et de mettre un terme définitif à sa carrière de tueur). Cela ferait donc de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique, de la France et de l’Italie des Etats aux frontières « passoires » qui permettent la libre circulation des terroristes… Continuer la lecture de Comment la presse tue Schengen …

Le Trump en nous …

Beaucoup de mes amis et connaissances se sont réveillés ce matin avec un sérieux malaise. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis ressemble pour eux à un coup de poing dans le ventre de la démocratie. D’autres sont restés indifférents, arguant que quel que soit le gagnant de cette course folle, la politique américaine serait de toute manière restée aux mains de lobbies et que finalement Barrack, Hilary ou Donald… Continuer la lecture de Le Trump en nous …

Le travailleur, variable d’ajustement du modèle néo-libéral

La carte blanche signée par Me Manuela Cadelli, présidente de l’Association Syndicale des Magistrats, dans « Le Soir plus » d’aujourd’hui est une démonstration factuelle du danger que représente pour nos démocraties le néo-libéralisme. Les cris d’orfraies poussés par Richard Miller (MR) dans sa réponse sont tellement vides d’argument qu’ils en constituent la meilleure validation… Continuer la lecture de Le travailleur, variable d’ajustement du modèle néo-libéral

Donc, l’action du Parlement Wallon autour du CETA n’a rien changé ?

Maintenant que les différents parlements francophones et wallons du pays ont donné leur accord pour une délégation de signature du CETA, et que dès lors l’avant scène peut être occupée par d’autres que les acteurs principaux de la pièce (entendez par là Paul Magnette, mais aussi ses alliés du CdH), il est de bon ton de crier le plus fort possible que tout cela était beaucoup de bruit pour rien… Continuer la lecture de Donc, l’action du Parlement Wallon autour du CETA n’a rien changé ?

Le choix du CETA, d’abord le choix du monde où nous voulons vivre

Depuis que j’ai écris mon premier article sur le refus par les Parlements wallons, bruxellois et francophones de Belgique  de donner leur délégation de signature pour les accords du CETA, j’ai vu beaucoup de commentaires, de réflexions, d’avis. Il me semble aujourd’hui que de ces débats se dégage un élément peut-être plus important que les autres: ce débat est celui du modèle social dans lequel nous voulons vivre. Continuer la lecture de Le choix du CETA, d’abord le choix du monde où nous voulons vivre

La « petite » Wallonie bloque la « grande » Europe: Scandale ?

Les « patrons » des institutions européennes et Canadiennes, le Premier Ministre (francophone) fédéral belge, le Président (N-VA) du gouvernement flamand ne cessent de se gausser de l’attitude des parlements francophones, bruxellois et wallons qui s’opposent à la signature du CETA tel qu’il est rédigé aujourd’hui et exigent d’en continuer les négociations. J’ai lu ici et là des affirmations du genre « 1% » des européens contre 99%, c’est anti-démocratique. Il y a là un sérieux canard dont il faut couper la tête… Continuer la lecture de La « petite » Wallonie bloque la « grande » Europe: Scandale ?

La Wallonie, âne des « animaux malades de la Crise européenne »

Ainsi donc, Donald (prénom prédestiné) Tusk envoie au nom de l’Union Européenne un « ultimatum » au Parlement Wallon – via la Belgique – exigeant du pays qu’il viole sa Constitution pour signer un accord commercial que la Wallonie ne refuse pas, mais dont elle considère simplement qu’il faut l’améliorer. Continuer la lecture de La Wallonie, âne des « animaux malades de la Crise européenne »

A quoi servent les sanglots d’une Ministre (même Canadienne) ?

Voilà qui fera sans doute le buzz sur les réseaux sociaux pendant quelques heures au moins: la ministre canadienne du commerce (lisez quand même bien son titre) a annoncé, des sanglots dans la voix, combien elle était triste de l’impossibilité de l’Europe de conclure un accord avec son « gentil » pays. Elle a même ajouté que la seule bonne nouvelle de sa journée était qu’elle allait retrouver demain ses trois gentils enfants. Continuer la lecture de A quoi servent les sanglots d’une Ministre (même Canadienne) ?

Cynisme ou racisme ?

Un député Open-Vld interpelle à voix basse une collègue SP.A à la fin de son intervention à la tribune. Les uns disent qu’il a dit « retourne au Maroc », lui prétend avoir dit que « si les travailleurs de Caterpillar sont aussi productifs que les syndicats le disent, ils trouveront facilement du boulot, par exemple en Turquie ou au Maroc ».

La presse, même francophone, semble trouver que si ce sont les affirmations de l’intéressé qui sont exactes, on peut lui pardonner …

Moi je remarque qu’un homme dont la mission est de porter haut et fort la voix de ses électeurs s’exprime à voix basse dans le lieu du pays ou la parole libre est la mieux protégée. Faut-il qu’il sache en ouvrant la bouche qu’il va proférer des paroles polémiques ? Et si celles dont il est accusé seraient condamnables pénalement partout ailleurs qu’au Parlement, celles qui représentent sa défense sont une injure aux 6000 travailleurs qui vont perdre leur emploi. La mention spécifique de la Turquie et du Maroc étant d’ailleurs une allusion à peine déguisée au thème du renvoi de l’immigré dans son pays d’origine.

En somme ce Monsieur est soit raciste, couard et menteur, soit cynique, arrogant et ségrégationniste. La peste ou le choléra ?

Journalisme d’approximation

J’ai répondu dans un autre article de ce blog aux insultes proférées à mon égard (mais pas que) par Madame Doris Bianco dans le reportage diffusé dimanche 11 septembre au JT de 19h30 de la RTBF sur l’inscription de son enfant dans un internat de Wallonie pour éviter de jeter son enfant dans une (école) poubelle.

Un autre aspect de ce reportage avait cependant retenu mon attention: l’effrayante vacuité intellectuelle de ces 3 minutes de JT.

Ne voulant pas contribuer à l’augmentation de l’audience d’un média qui semble avoir perdu toute notion de sa mission de service public, je vous renvoie à mon article précédent pour voir le reportage (vous contribuerez ainsi à la hausse de mon nombre de clics bien plus qu’à celui de la RTBF).

Nous voici donc devant 3 minutes de télévision, constituant l’un des titres du principal JT de la chaîne, dont on peut dire assez facilement qu’il ne s’agit pas d’un reportage, mais sans doute d’un cartouche émotionnel tout au plus digne de Sudpresse.

En effet, la « journaliste » Alison Delpierre s’est bien contentée de ce dont la gratifie Julie Morelle dans l’introduction de la séquence: elle a « recueilli des témoignages ». Ces témoignages ne sont cependant absolument pas en lien avec le problème supposé: aller chercher à Wemmel – c’est à dire en Flandres – des parents mécontents de ne pouvoir inscrire leur enfant où ils le veulent à Bruxelles, c’est totalement perdre de vue que très logiquement le décret inscription (que je ne cherche ni à défendre, ni à condamner) se concentre sur les éléments qu’il peut contrôler: l’enseignement francophone en régions wallonne et bruxelloise.

En plus, la journaliste ne relève à aucun moment la nature extrêmement injurieuse des propos tenus par l’une des personnes interviewées à l’égard des élèves et des enseignants des écoles où elle ne désire pas inscrire son enfant. Est-il normal d’exposer ainsi un témoin aux réactions normales ou anormales qui pourraient émerger ? Qu’en est-il de cet enfant qui devra désormais porter le stigmate d’une mère tenant – sans doute dans sa colère mal contenue -des propos proche du racisme ou de la diffamation ?

Lorsque les parents des enfants concernés mettent en cause la CIRI, ne vient-il pas à l’esprit de la journaliste de vérifier les conditions dans lesquelles se trouvent ces parents ? Si elle l’a fait, pourquoi ne pas donner le résultat de ses investigations ?

Il est sans doute plus simple de laisser les émotions (de préférence la colère, les insultes, la violence morale, verbale et physique) prendre le dessus.

L’ensemble de ce JT regorgeait d’ailleurs de ce genre de sujets. Pour n’en citer qu’un autre, on nous berce depuis trois jours avec les pensées tellement revigorantes du Dalaï-Lama, pour lequel quelques milliers de bien-pensants sont prêts à verser plus de la moitié d’une allocation mensuelle du CPAS en ticket d’entrée, mais la RTBF oublie de mentionner les nombreuses controverses dans lesquels le leader tibétain s’est embourbé depuis longtemps – qu’il s’agisse de l’absence totale de démocratie dans son pays lorsqu’il était au pouvoir ou de ses affirmations incendiaires sur la problématique des réfugiés.

Visiblement, en ces moments où il fait si bon dénigrer le personnel politique, la RTBF et ses journalistes semblent choisir de se mettre au diapason du populisme régnant (et donc au service du pouvoir politique en place), laissant la mission pédagogique aux enseignants – sans doute de préférences ceux qui, désormais transformés en déchets, tentent de tirer les sonnettes d’alarme depuis leurs bien-aimées poubelles.

Lettre ouverte d’un vieux déchet à Madame Doris Blanco

Chère Madame Blanco,

Votre nom est apparu ce 11 septembre sur mon écran de télévision au cours du reportage sur la pénurie de places dans les écoles secondaires du Nord Ouest de Bruxelles, lors du JT de 19h30 sur la RTBF.

L’interview de vos amis Emanuele et Yannik Van Roy m’avait déjà relativement choqué. Ces personnes ont fait le choix d’habiter Wemmel,en Flandres, et donc de s’exclure des mécanismes « normaux » de l’inscription. Il n’y avait donc pas lieu de s’étendre sur une situation qui – de par le choix des protagonistes – devenait complexe.

Vos propos par contre, me sont directement adressés, ainsi qu’aux élèves que je rencontre tous les jours dans mon école multi-culturelle du Nord-Est de la ville (mais son profil n’est pas fondamentalement différent de celui des autres écoles où des places existent encore en 1ères communes). Vous êtes très explicite dans vos propos – mêmes si vous êtes « désolée » pour le terme employé : nous sommes des écoles « poubelles ». Ce qui, si vous voulez avoir l’honnêteté d’entendre vos propres mots avec les oreilles de ceux qui travaillent et étudient dans ces écoles, revient à les traiter de « déchets ».
Je serais en classe, je laisserais maintenant planer un long silence pour permettre à tous de réfléchir un instant.

C’est donc un professeur « déchet » qui va vous parler, vous pouvez donc jeter directement mes propos dans la poubelle, puisque c’est la place qui me revient. Mais si vous ne le faites pas, je vous invite à réfléchir à une autre de vos propres paroles: l’alternative à une école comme celle où je travaille, c’est de « le laisser là dans un bon enseignement avec heu… des valeurs et tout le reste… » et ce point m’intéresse, car je voudrais savoir quelles sont ces « valeurs » et comment vous les démontrez ?

Je vais essayer d’être aussi factuel que possible: l’école où je travaille compte des enfants venus de dizaines d’horizons différents, si ils sont assez nombreux à avoir la nationalité belge, je ne crois pas qu’ils soient nécessairement la majorité. Ils ne parlent pas tous français à la maison, mais tous sont bilingues, voir tri- ou quadri-lingues en arrivant chez nous. Et pourtant, bien peu sont filles et fils de fonctionnaires européens… Ils ont le teint brillant ou mat, la peau blanche, brune, jaune, noire, les cheveux de toutes les couleurs, avec ou sans foulard. Et aujourd’hui, jour de la fête de l’Aïd, un nombre non négligeable a choisi de rester en famille, même si cela n’est pas autorisé par « la loi ».

Ces enfants m’apprennent tous les jours à pratiquer les valeurs de respect des autres. Ces enfants m’obligent à me rendre compte qu’il n’y a pas sur terre que des femmes et des hommes européens, ayant vécu dans le confort de notre vieux continent pacifié depuis des générations, rompus aux codes sociaux que nous nous sommes construits. Ces enfants sont des adolescents qui revendiquent leur statut à coup de déclarations parfois choquantes, mais que nous pardonnerions tellement plus facilement si elles sortaient de la bouche de nos petits Nathan et Victor. Leurs marques de respect existent, mais ce sont celles qu’ils ont appris dans leur famille. Elles nous paraissent parfois incongrues ou anachroniques, mais eux non plus ne comprennent pas toujours ce que nous en attendons.

Je suis cependant persuadé que vos enfants auraient pu aussi faire l’expérience de telles écoles de manière positive. C’est en tout cas ce que me disent les parents que je rencontre. D’abord, ils auraient la joie et le bonheur de retrouver chaque soir leurs parents – et leurs en sauraient gré pour cela. Ensuite, ils apprendraient dès aujourd’hui à vivre avec ceux qui feront, qu’on le veuille ou pas, la génération de demain, et au lieu de la construire dans le conflit (« eux » dans leurs « écoles-poubelles » et « nous » dans nos internats-élitistes), ils le feraient dans l’apprentissage du dialogue et parfois aussi d’une enrichissante confrontation. Croyez vous que vos enfants bénéficieront de plus d’attention là où vous les envoyez ? La seule certitude que j’ai, c’est qu’ils se détacheront de vous, et que vous ne pourrez pas remplir votre rôle d’accompagnement comme vous auriez pu le faire en le gardant près de vous.

Vous êtes furieux contre la CIRI parce qu’elle vous propose des solutions qui ne vous conviennent pas ? Pourquoi une telle peur de voir des solutions nouvelles émerger ? Regardez le monde autour de vous ! A quoi ressemble-t-il le plus ? A votre internat (excellent en l’occurence) de Dinant ou à notre école des environs de Schaerbeek ? Je ne parle pas ici de votre monde rêvé, mais de la réalité quotidienne qui se construit.

Revenons à la question des valeurs. Le décret mission qui est le produit d’un processus démocratique (car oui, nous vivons dans une démocratie qui définit ses règles de fonctionnement) auquel vous avez peut-être participé (il est vrai que vous êtes encore jeunes et que c’était en 1997) précise les quatre missions de l’enseignement obligatoire en Communauté Française:

  1. promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves;
    Pensez-vous servir la confiance en soi de votre enfant en l’isolant dans un cocon sécurisé qui l’écarte le plus longtemps possible de la réalité dans laquelle il est appelé à vivre ?
  2. amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle;
    Hormis les affirmations non vérifiables des directions d’écoles et en l’absence de tout outil de comparaison sérieux, qu’est-ce qui vous indique que votre enfant pourra acquérir de meilleurs compétences – sachant en plus que vous ne pourrez assurer le suivi de ces acquis en raison même de la distance qui vous séparera de lui.)
  3. préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures;
    Est-il vraiment nécessaire que je commente ce point, qui me paraît fondamental si nous voulons pouvoir vivre demain dans un monde pacifié ? En qualifiant les autres cultures de « cultures-déchets », ne compromettez vous pas fortement les chances de votre enfant d’atteindre cet objectif ?
  4. assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale.
    Croyez vous qu’un enfant fréquentant une « école poubelle » aura plus de chance d’émancipation sociale si cette école est transformée en ghetto, et – a contrario – pensez vous qu’un enfant issu d’un milieu social plus aisé ait moins de chance d’émancipation sociale parce qu’il aura fréquenté une école comme celle où je travaille ?

Voyez vous, Madame Blanco, je crois vraiment que vous avez fait ce que vous pensiez être le mieux pour votre petit garçon. Je lui souhaite sincèrement de vivre une expérience enrichissante là où vous l’avez inscrit.

Mais ne transformez pas votre peur qu’il soit confronté à des enfants différents par leur origine ethnique ou sociale en discours injurieux. Mettez vous un instant à la place de ceux qui auront vu votre interview à la télévision, qui croiseront votre enfant. Si ils se sont – comme moi – entendus traiter de déchets, il leur faudra sans doute tout le courage, toute la patience et toute la tolérance que vous avez laissé sur le bord de la route pour ne pas à leur tour enrager…

La mode des « chroniques de Amid Faljaoui » potentiellement dangereuse

Quand un célèbre chroniqueur économique se lance sur un sujet qu’il ne domine pas bien, en se basant sur les documents d’un auteur mineur, il devient potentiellement dangereux pour l’esprit critique de ses lecteurs… Continuer la lecture de La mode des « chroniques de Amid Faljaoui » potentiellement dangereuse

Lampiris… la fin des illusions

J’ai compté parmi les premiers clients de Lampiris, dans les 3 mois qui suivaient la libéralisation du marché de l’énergie à Bruxelles. Nous avions choisi la firme liégeoise pour ses valeurs et ses choix clairs de fournir de l’énergie 100% verte quand tout le monde ne le faisait pas encore, et de le faire dans un circuit aussi local que possible. Mais cette après-midi tout a changé… Continuer la lecture de Lampiris… la fin des illusions

Il faut protéger les banques !

Le « Comité de Bâle » qui regroupe les régulateurs du secteur financier dans le monde, veut la fin des prêts hypothécaires à taux fixes. C’est une nouvelle relayée entre autre par le journal Le Soir de ce matin (je ne me lasse pas de cette absurdité sémantique). Et cela principalement pour protéger les banques. Continuer la lecture de Il faut protéger les banques !

Votre « Soir », vous le prenez en Delvaux ou avec du Bouillon ?

Notre grand quotidien national vit certainement au rythme de débats internes intenses. Du moins je l’espère. Car au vu de deux des éditoriaux de ce samedi on peut y trouver tout et son contraire. Heureusement dirais-je, car je ne cacherai pas que la soumission des éditoriaux de Béatrice Delvaux au discours néo-libéral a bien besoin de l’analyse historique de Pierre Bouillon pour garder un minimum de sérieux au débat. Continuer la lecture de Votre « Soir », vous le prenez en Delvaux ou avec du Bouillon ?

La mémoire courte de Bart De Wever…

Sur VTM, mardi soir, Bart De Wever s’est offusqué en long et en large de la « pendaison » à Mons d’une poupée sensée représenter Charles Michel.


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Les relais populistes du gouvernement ne se privent pas se lancer dans des diatribes émotionnelles sur le thème des enfants de notre Premier Ministre qui seraient tellement traumatisés de voir leur papa ainsi virtuellement condamné.

Trois choses:

  1. Je ne suis favorable à aucune forme de violence envers les personnes, quelles qu’elles soient, et je n’éprouve aucune sympathie pour l’action menée par les syndicalistes montois;
  2. Je rappelle à Monsieur Michel que personne ne l’obligeait à occuper une fonction aussi publique que celle de Premier Ministre – en fait, 80% de la population de la Communauté dont il est issu ne voulait pas de lui. Etre au premier rang en politique entraîne des risques, il faut pouvoir les assumer. Se faire conspuer en fait partie;
  3. Que Monsieur Michel soit attristé de son sort est légitime. Mais que Monsieur De Wever oublie qu’en septembre 2011 son ami Ben Weyts a organisé avec la N-VA au marché annuel de Beersel un stand de « jeu de massacre » pour les enfants où ceux-ci étaient invités à viser le mieux possible des effigies d’Elio Di Rupo qui était alors formateur. Je répète: un jeu organisé pour les enfants dont l’objectif était de massacrer la figure d’Elio Di Rupo… Commentaire de Ben Weyts ? « Ach, het is een spelletje met een knipoog, helemaal geen provocatie » (Allons… ce n’est qu’un petit jeu avec un clin d’oeuil, absolument pas une provocation). On peut retrouver la relation de cela dans l’article de la Gazet Van Antwerpen du 19 septembre 2011.

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Je suis un enseignant. Je mesure pleinement la portée d’un acte aussi symbolique sur la psychologie des enfants auxquels on apprend qu’il est normal d’utiliser une figure politique pour l’abattre et la massacrer. Eduquer à la violence et au mépris de l’autre une génération n’est pas risible, beaucoup moins que de laisser quelques travailleurs en colère brûler l’effigie de celui grâce à qui de nombreux enfants de Wallonie et de Bruxelles s’entendent dire par leurs parents qu’ils ne partiront pas en vacances cette année, parce que le risque de perdre un emploi est devenu une réalité, parce que les revenus sont trop bas, parce qu’ils ont rejoint la horde des 20% de gens qui désormais vivent en Belgique sous le seuil de pauvreté…

Quand Dalaï Lama trop vieux, lui parfois dire des (grosses) conneries…

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Donc, d’après le chef spirituel tibétain, Prix Nobel de la Paix, chantre de l’illumination, l’Europe doit arrêter d’accueillir des migrants. Et pour cela il y a une raison absolue: il y en a trop. Continuer la lecture de Quand Dalaï Lama trop vieux, lui parfois dire des (grosses) conneries…

Liberté d’expression et anonymat

Pour une fois, une petite réflexion destinée spécialement à mes commentateurs anonymes. Je l’ai dit et répété, je n’ai aucun souci à relayer dans les commentaires des avis opposés aux miens, à la seule condition qu’ils ne soient ni anonymes, ni insultants. Si la seconde condition me semble couler de source, je voudrais insister sur l’incompatibilité entre anonymat et liberté d’expression. Continuer la lecture de Liberté d’expression et anonymat