Quand Dalaï Lama trop vieux, lui parfois dire des (grosses) conneries…

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Donc, d’après le chef spirituel tibétain, Prix Nobel de la Paix, chantre de l’illumination, l’Europe doit arrêter d’accueillir des migrants. Et pour cela il y a une raison absolue: il y en a trop. Continuer la lecture de Quand Dalaï Lama trop vieux, lui parfois dire des (grosses) conneries…

Pour ne pas être taxé de « simplisme »

Parmi les commentaires reçus pour mon article précédent sur Une solution simple pour mettre fin aux grèves qui nous « ennuient », il en est quelques uns dont j’aimerais vous faire profiter, même s’ils ne se trouvent pas sous l’article… Continuer la lecture de Pour ne pas être taxé de « simplisme »

Serais-je devenu « has been » ?

Mon récent article sur Quand un Elu Ecolo dérape m’a valu les foudres d’un de mes lecteurs préférés. Ce lecteur super-attentif de ma prose m’explique qu’il est devenu tout à fait normal d’utiliser cet épisode de « La Chute » pour parodier l’une ou l’autre personnalité. Que nombres de personnalités belges, françaises et autres ont été victimes de ces parodies. Que l’auteur de « La Chute » lui-même trouve ces détournements amusants. Bref, l’usage répété de cet extrait à des fins de dérision enlèverait « en soi » toute intention d’assimilation entre le nazisme et la personne ciblée par la parodie.

Plus je réfléchis à cette remarque, et moins je la trouve logique. Une première réflexion qui s’impose à moi, c’est la question de la répétition qui normalise. Il est exacte qu’une norme se forme en partie sur base de la répétition habituelle d’un phénomène (au sens philosophique du terme) donné. Mais cela n’est qu’une partie de la constitution de la norme. Pour que norme il y ait, il faut à la fois la répétition du phénomène et son acceptation comme un facteur environnemental positif. Si le phénomène répété produit du mal-être social, il n’est pas considéré comme « normal ».

Pour moi donc, le simple fait qu’un nombre important de gens utilisent aujourd’hui dans leur langage quotidien certains termes vulgaires ne rend pas cet usage « normal ». Il le rend simplement fréquent. Le fait que les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à des jeunes de rendre plus visibles leurs actions de harcèlement de leurs compagnons de jeux ne me paraît pas une « normalisation » du phénomène. Par contre, on peut constater la hausse de la fréquence des harcèlements. De la même manière, le simple fait que l’extrait de « La chute » soit utilisé par de nombreuses personnes pour en railler d’autres ne fait pas de ces railleries quelque chose de « normal », mais simplement de « fréquent ». En fait, ce constat enlève à ma perception de « l’oeuvre » que je critiquais son seul caractère positif: l’originalité.

A côté de cette discussion sur la normalité et la fréquence, il y a aussi le choix des personnages. Dans la parodie incriminée, c’est un phénomène très parallèle à la scène du film qui est rejoué: la plongée dans la folie d’un homme qui décide de rejeter la responsabilité de son échec sur les autres. C’est aussi cela qu’est censé faire Charles Michel-Hitler. Et donc, cela facilite l’assimilation dans la perception des deux personnages.

Il y a un phénomène doublement pernicieux à l’oeuvre: d’une part, assimiler un personnage actuel au monstre le plus universellement reconnu du XXème siècle est un acte qui dépasse la simple indélicatesse. D’autre part multiplier les utilisations parodiques « mineures » du Reichsfuhrer, c’est finalement lui enlever son caractère extra-ordinaire. C’est en quelque sorte… le normaliser.

Et là, le bas blesse manifestement. Derrière chaque démocratie, il y a souvent un Hitler, un Staline, un Pol Pot, un El Hassad qui se cache. Donner à de tels personnages la légèreté d’un acteur comique, c’est détruire le signal symbolique de danger qu’ils représentent par rapport à une morale citoyenne. Se moquer de Charles Michel (que, je le rappelle, je ne porte pas du tout dans mon coeur) en utilisant une vidéo dans laquelle le message analogique est la colère d’Hitler, alors que le message digital (les sous-titres) est un texte humoristique, c’est créer une confusion dans l’information diffusée: « Si Charles Michel a le visage de Hitler, et que Hitler porte les paroles de Charles Michel, alors on peut se demander si l’un est plus dangereux que l’autre ». Il faut se promener dans les cours de récréation de 2014 pour se rendre compte du danger de telles confusions, et de la responsabilité supportée par ceux qui les créent.

Donc, mon cher lecteur favori, tu constateras que ton vieux radoteur n’a pas changé d’avis. J’espère que tu ne lui en tiendras pas rigueur et que cette réflexion continuera à nourrir de riches discussions entre nous.

No body is illegal: pour en finir avec 2013…

Au moment de clôturer l’année 2013, la phrase qui m’a le plus interpellé ces derniers mois me revient en mémoire. Elle était inscrite autrement, sur cet autocollant plaqué à l’arrêt du bus 64, arrêt Maelbeek: « Nobody is illegal », mais en la prononçant intérieurement, c’est cette version en trois mots qui s’est imposée à moi. Continuer la lecture de No body is illegal: pour en finir avec 2013…

L’ignoble identité malheureuse d’Alain Finkielkraut

Je viens de terminer le dernier opus du « philosophe » français Alain Finkielkraut, et j’en ressors avec un sentiment d’écoeurement face à la perversité du discours de l’auteur. Continuer la lecture de L’ignoble identité malheureuse d’Alain Finkielkraut