Quand notre argent finance les études d’un ministre en exercice…

pieter_de_crem_0_0Cette année, Peter de Crem a décidé de suivre pendant six semaines les cours de la prestigieuse Harvard Business School aux Etats-Unis. Quand on connaît le prix des formations privées dans une telle institution, on peut se poser quelques questions. Continuer la lecture de Quand notre argent finance les études d’un ministre en exercice…

Les masques tombent… mais pas tous.

En écrivant noir sur blanc dans un email à ses troupes que l’objectif de la N-VA est de provoquer les francophones à demander eux-mêmes le confédéralisme, Bart de Wever confirme le diagnostic que je posais deux mois après la formation de ce gouvernement. Continuer la lecture de Les masques tombent… mais pas tous.

Voor CD&V en N-VA is het nu duidelijk: de Franstalige bevolking moet verzwakt worden

Tja, dat is dus mijn Nederlandstalige post van het jaar – min of meer. Ik doe dat van tijd to tijd om mijn Nederlandstalige schrijfvaardigheid te testen. Dit keer toch gaat het over een echt ernstige zaak.

Ik wil eerst zeer duidelijk zijn: ik heb regelmatige onenigheden met Vlaamse vrienden over ideologische verschillen tussen het Zuid en het Noorden van ons land. Dit keer gaat het daarover niet. Gisterenavond was ik (waarschijnlijk voor de eerste keer) akkoord met Open VLD Gezondheidsminister de Block die had aan een groep experten een rapport gevraagd over de demografische behoeften van de verschillende gemeenschappen in termijn van artsen en dentisten voor de komende jaren. Die waren geen « Franstalige » of « Vlaamse » experten, en de cijfers waarmee ze kwamen waren geen verassing: dat de verdeling tussen de gemeenschappen 57/43% waren schijnt normaal, rekening houdend van de bevolking en haar dichtheid. Met die cijfers hadden we een goede idee van wat zou nodig zijn om te verzekeren dat een mens (Franstalig of Nederlandstalig) krijg gelijkaardige kansen om zorgen van dezelfde kwaliteit te krijgen, in Gent, Torhout, Beveren, Schaerbeek, Woluwe, Namen of Charleroi…

Het gaat zelf niet over Vlaamse of Waalse of Franse geld. Een Gentenaar die ziek wordt in Namen betaald de Waalse dokter met « Vlaamse » sociale zekerheidsgeld, en de Luikenaar die zijn been breekt aan de kust zal Vlaamse zorgen krijgen die zullen terugbetaald worden door « Waalse » mutualiteiten… Het gaat over het feit dat de Luikenaar in De Panne krijgt dezelfde kans tijdelijke zorgen te krijgen als de Gentenaar in Namen…

Maar nee. Dat was te veel voor de N-VA en de CD&V. Voor die mensen schijnt het normaal een structureel verschil in de zorgen aanbod tussen de twee gemeenschappen te bouwen. De quotas voor RIZIV nummers zullen niet 57/43 worden, maar 60/40. Dat betekent dat iemand die ziek word en wil (in Brussel) of moet (in Wallonië) zorgen in het Frans krijgen, heeft minder kansen een dokter of een tandarts op tijd te vinden  dan als hij die in het Nederlands (of in Vlaanderen) wil. Ik zie weinig economische interesse – uitgezonderd dat in Brussel Vlaamse dokters zullen meer werk (en dus honoraria) krijgen. Maar, aangezien de drukte op de dokters in de hoofdstad, denk ik niet dat er bestaan veel dokters die meer patiënten willen ontvangen.

Dus wat wordt dan de boodschap: het is normaal dat een deel van de bevolking van ons land, dank zijn gemeenschap meer risico loopt geen tijdelijke zorgen te kunnen krijgen in geval van nood dan de leden van de andere deel van de bevolking. Dat betekend bewust beslissen om een deel van de bevolking verzwakken door hen de toegang aan de nodige zorgen te weigeren ten aanzicht van de andere deel van die bevolking

Volgens mij gaat het hier om de verzwakking (en extreem het mogelijke uitmoorden) van mensen op basis van hun culturele karakteristieken…

Ik ben meer dan zeker dan de meeste Vlamingen willen dat niet. De Gezondheidsminister wilde het ook niet, maar de N-VA en de CD&V willen het wel, en het slechtste (voor de Franstalige) is dat onze enige vertegenwoordigers in die regering zwijgen – in alle talen – zodanig dat de Antwerpse guru spreekt.

Flandre : la guerre biologique ?

Magny de Block était formelle : il était logique de répartir les médecins de ce pays en fonction des besoins démographiques établis par les experts. Enfin une nouvelle pleine de bon sens.

Deux heures plus tard, c’est par communiqué de presse que la Ministre de la santé explique qu’il n’en sera rien.

La Flandre aura plus de médecins qu’elle n’en a besoin. La francophonie trop peu. Décision prise avec la collaboration active du MR.

Il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une agression physique caractérisée d’une communauté envers l’autre, qui vise l’affaiblissement des uns par rapport aux autres sur base de leur appartenance culturelle, au moyen d’une discrimination dans le système de santé. Selon que vous serez francophone ou flamand, l’offre de soins sera quantitativement et qualitativement différente.

Le gouvernement fédéral se met à nouveau au service de la Flandre afin de pousser francophones et wallons à devenir demandeurs de cette séparation que la N-VA appelle de ses voeux (avec l’appui servile du CD&V.

Sous d’autres cieux, de telles décisions seraient appelées par des termes peu flatteurs. Ici, on appelle cela un compromis. Pour moi, c’est un pas de plus de l’autre côté de la ligne rouge du respect de l’être humain.

Cynisme ou racisme ?

Un député Open-Vld interpelle à voix basse une collègue SP.A à la fin de son intervention à la tribune. Les uns disent qu’il a dit « retourne au Maroc », lui prétend avoir dit que « si les travailleurs de Caterpillar sont aussi productifs que les syndicats le disent, ils trouveront facilement du boulot, par exemple en Turquie ou au Maroc ».

La presse, même francophone, semble trouver que si ce sont les affirmations de l’intéressé qui sont exactes, on peut lui pardonner …

Moi je remarque qu’un homme dont la mission est de porter haut et fort la voix de ses électeurs s’exprime à voix basse dans le lieu du pays ou la parole libre est la mieux protégée. Faut-il qu’il sache en ouvrant la bouche qu’il va proférer des paroles polémiques ? Et si celles dont il est accusé seraient condamnables pénalement partout ailleurs qu’au Parlement, celles qui représentent sa défense sont une injure aux 6000 travailleurs qui vont perdre leur emploi. La mention spécifique de la Turquie et du Maroc étant d’ailleurs une allusion à peine déguisée au thème du renvoi de l’immigré dans son pays d’origine.

En somme ce Monsieur est soit raciste, couard et menteur, soit cynique, arrogant et ségrégationniste. La peste ou le choléra ?

Journalisme d’approximation

J’ai répondu dans un autre article de ce blog aux insultes proférées à mon égard (mais pas que) par Madame Doris Bianco dans le reportage diffusé dimanche 11 septembre au JT de 19h30 de la RTBF sur l’inscription de son enfant dans un internat de Wallonie pour éviter de jeter son enfant dans une (école) poubelle.

Un autre aspect de ce reportage avait cependant retenu mon attention: l’effrayante vacuité intellectuelle de ces 3 minutes de JT.

Ne voulant pas contribuer à l’augmentation de l’audience d’un média qui semble avoir perdu toute notion de sa mission de service public, je vous renvoie à mon article précédent pour voir le reportage (vous contribuerez ainsi à la hausse de mon nombre de clics bien plus qu’à celui de la RTBF).

Nous voici donc devant 3 minutes de télévision, constituant l’un des titres du principal JT de la chaîne, dont on peut dire assez facilement qu’il ne s’agit pas d’un reportage, mais sans doute d’un cartouche émotionnel tout au plus digne de Sudpresse.

En effet, la « journaliste » Alison Delpierre s’est bien contentée de ce dont la gratifie Julie Morelle dans l’introduction de la séquence: elle a « recueilli des témoignages ». Ces témoignages ne sont cependant absolument pas en lien avec le problème supposé: aller chercher à Wemmel – c’est à dire en Flandres – des parents mécontents de ne pouvoir inscrire leur enfant où ils le veulent à Bruxelles, c’est totalement perdre de vue que très logiquement le décret inscription (que je ne cherche ni à défendre, ni à condamner) se concentre sur les éléments qu’il peut contrôler: l’enseignement francophone en régions wallonne et bruxelloise.

En plus, la journaliste ne relève à aucun moment la nature extrêmement injurieuse des propos tenus par l’une des personnes interviewées à l’égard des élèves et des enseignants des écoles où elle ne désire pas inscrire son enfant. Est-il normal d’exposer ainsi un témoin aux réactions normales ou anormales qui pourraient émerger ? Qu’en est-il de cet enfant qui devra désormais porter le stigmate d’une mère tenant – sans doute dans sa colère mal contenue -des propos proche du racisme ou de la diffamation ?

Lorsque les parents des enfants concernés mettent en cause la CIRI, ne vient-il pas à l’esprit de la journaliste de vérifier les conditions dans lesquelles se trouvent ces parents ? Si elle l’a fait, pourquoi ne pas donner le résultat de ses investigations ?

Il est sans doute plus simple de laisser les émotions (de préférence la colère, les insultes, la violence morale, verbale et physique) prendre le dessus.

L’ensemble de ce JT regorgeait d’ailleurs de ce genre de sujets. Pour n’en citer qu’un autre, on nous berce depuis trois jours avec les pensées tellement revigorantes du Dalaï-Lama, pour lequel quelques milliers de bien-pensants sont prêts à verser plus de la moitié d’une allocation mensuelle du CPAS en ticket d’entrée, mais la RTBF oublie de mentionner les nombreuses controverses dans lesquels le leader tibétain s’est embourbé depuis longtemps – qu’il s’agisse de l’absence totale de démocratie dans son pays lorsqu’il était au pouvoir ou de ses affirmations incendiaires sur la problématique des réfugiés.

Visiblement, en ces moments où il fait si bon dénigrer le personnel politique, la RTBF et ses journalistes semblent choisir de se mettre au diapason du populisme régnant (et donc au service du pouvoir politique en place), laissant la mission pédagogique aux enseignants – sans doute de préférences ceux qui, désormais transformés en déchets, tentent de tirer les sonnettes d’alarme depuis leurs bien-aimées poubelles.

Lettre ouverte d’un vieux déchet à Madame Doris Blanco

Chère Madame Blanco,

Votre nom est apparu ce 11 septembre sur mon écran de télévision au cours du reportage sur la pénurie de places dans les écoles secondaires du Nord Ouest de Bruxelles, lors du JT de 19h30 sur la RTBF.

L’interview de vos amis Emanuele et Yannik Van Roy m’avait déjà relativement choqué. Ces personnes ont fait le choix d’habiter Wemmel,en Flandres, et donc de s’exclure des mécanismes « normaux » de l’inscription. Il n’y avait donc pas lieu de s’étendre sur une situation qui – de par le choix des protagonistes – devenait complexe.

Vos propos par contre, me sont directement adressés, ainsi qu’aux élèves que je rencontre tous les jours dans mon école multi-culturelle du Nord-Est de la ville (mais son profil n’est pas fondamentalement différent de celui des autres écoles où des places existent encore en 1ères communes). Vous êtes très explicite dans vos propos – mêmes si vous êtes « désolée » pour le terme employé : nous sommes des écoles « poubelles ». Ce qui, si vous voulez avoir l’honnêteté d’entendre vos propres mots avec les oreilles de ceux qui travaillent et étudient dans ces écoles, revient à les traiter de « déchets ».
Je serais en classe, je laisserais maintenant planer un long silence pour permettre à tous de réfléchir un instant.

C’est donc un professeur « déchet » qui va vous parler, vous pouvez donc jeter directement mes propos dans la poubelle, puisque c’est la place qui me revient. Mais si vous ne le faites pas, je vous invite à réfléchir à une autre de vos propres paroles: l’alternative à une école comme celle où je travaille, c’est de « le laisser là dans un bon enseignement avec heu… des valeurs et tout le reste… » et ce point m’intéresse, car je voudrais savoir quelles sont ces « valeurs » et comment vous les démontrez ?

Je vais essayer d’être aussi factuel que possible: l’école où je travaille compte des enfants venus de dizaines d’horizons différents, si ils sont assez nombreux à avoir la nationalité belge, je ne crois pas qu’ils soient nécessairement la majorité. Ils ne parlent pas tous français à la maison, mais tous sont bilingues, voir tri- ou quadri-lingues en arrivant chez nous. Et pourtant, bien peu sont filles et fils de fonctionnaires européens… Ils ont le teint brillant ou mat, la peau blanche, brune, jaune, noire, les cheveux de toutes les couleurs, avec ou sans foulard. Et aujourd’hui, jour de la fête de l’Aïd, un nombre non négligeable a choisi de rester en famille, même si cela n’est pas autorisé par « la loi ».

Ces enfants m’apprennent tous les jours à pratiquer les valeurs de respect des autres. Ces enfants m’obligent à me rendre compte qu’il n’y a pas sur terre que des femmes et des hommes européens, ayant vécu dans le confort de notre vieux continent pacifié depuis des générations, rompus aux codes sociaux que nous nous sommes construits. Ces enfants sont des adolescents qui revendiquent leur statut à coup de déclarations parfois choquantes, mais que nous pardonnerions tellement plus facilement si elles sortaient de la bouche de nos petits Nathan et Victor. Leurs marques de respect existent, mais ce sont celles qu’ils ont appris dans leur famille. Elles nous paraissent parfois incongrues ou anachroniques, mais eux non plus ne comprennent pas toujours ce que nous en attendons.

Je suis cependant persuadé que vos enfants auraient pu aussi faire l’expérience de telles écoles de manière positive. C’est en tout cas ce que me disent les parents que je rencontre. D’abord, ils auraient la joie et le bonheur de retrouver chaque soir leurs parents – et leurs en sauraient gré pour cela. Ensuite, ils apprendraient dès aujourd’hui à vivre avec ceux qui feront, qu’on le veuille ou pas, la génération de demain, et au lieu de la construire dans le conflit (« eux » dans leurs « écoles-poubelles » et « nous » dans nos internats-élitistes), ils le feraient dans l’apprentissage du dialogue et parfois aussi d’une enrichissante confrontation. Croyez vous que vos enfants bénéficieront de plus d’attention là où vous les envoyez ? La seule certitude que j’ai, c’est qu’ils se détacheront de vous, et que vous ne pourrez pas remplir votre rôle d’accompagnement comme vous auriez pu le faire en le gardant près de vous.

Vous êtes furieux contre la CIRI parce qu’elle vous propose des solutions qui ne vous conviennent pas ? Pourquoi une telle peur de voir des solutions nouvelles émerger ? Regardez le monde autour de vous ! A quoi ressemble-t-il le plus ? A votre internat (excellent en l’occurence) de Dinant ou à notre école des environs de Schaerbeek ? Je ne parle pas ici de votre monde rêvé, mais de la réalité quotidienne qui se construit.

Revenons à la question des valeurs. Le décret mission qui est le produit d’un processus démocratique (car oui, nous vivons dans une démocratie qui définit ses règles de fonctionnement) auquel vous avez peut-être participé (il est vrai que vous êtes encore jeunes et que c’était en 1997) précise les quatre missions de l’enseignement obligatoire en Communauté Française:

  1. promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves;
    Pensez-vous servir la confiance en soi de votre enfant en l’isolant dans un cocon sécurisé qui l’écarte le plus longtemps possible de la réalité dans laquelle il est appelé à vivre ?
  2. amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle;
    Hormis les affirmations non vérifiables des directions d’écoles et en l’absence de tout outil de comparaison sérieux, qu’est-ce qui vous indique que votre enfant pourra acquérir de meilleurs compétences – sachant en plus que vous ne pourrez assurer le suivi de ces acquis en raison même de la distance qui vous séparera de lui.)
  3. préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures;
    Est-il vraiment nécessaire que je commente ce point, qui me paraît fondamental si nous voulons pouvoir vivre demain dans un monde pacifié ? En qualifiant les autres cultures de « cultures-déchets », ne compromettez vous pas fortement les chances de votre enfant d’atteindre cet objectif ?
  4. assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale.
    Croyez vous qu’un enfant fréquentant une « école poubelle » aura plus de chance d’émancipation sociale si cette école est transformée en ghetto, et – a contrario – pensez vous qu’un enfant issu d’un milieu social plus aisé ait moins de chance d’émancipation sociale parce qu’il aura fréquenté une école comme celle où je travaille ?

Voyez vous, Madame Blanco, je crois vraiment que vous avez fait ce que vous pensiez être le mieux pour votre petit garçon. Je lui souhaite sincèrement de vivre une expérience enrichissante là où vous l’avez inscrit.

Mais ne transformez pas votre peur qu’il soit confronté à des enfants différents par leur origine ethnique ou sociale en discours injurieux. Mettez vous un instant à la place de ceux qui auront vu votre interview à la télévision, qui croiseront votre enfant. Si ils se sont – comme moi – entendus traiter de déchets, il leur faudra sans doute tout le courage, toute la patience et toute la tolérance que vous avez laissé sur le bord de la route pour ne pas à leur tour enrager…

La mode des « chroniques de Amid Faljaoui » potentiellement dangereuse

Quand un célèbre chroniqueur économique se lance sur un sujet qu’il ne domine pas bien, en se basant sur les documents d’un auteur mineur, il devient potentiellement dangereux pour l’esprit critique de ses lecteurs… Continuer la lecture de La mode des « chroniques de Amid Faljaoui » potentiellement dangereuse

L’idéal Européen, utopie ou leurre ?

Il est souvent trop facile de vouloir trouver les causes des maux qui nous frappent dans les manquements de l’histoire. Ce qui n’a pas été dit ou fait, parmi l’infinité de choses qui pouvaient se dire ou se faire devient manquement et les acteurs du présent peuvent alors se décharger de leurs responsabilités sur ceux qui les ont précédés. Il n’est par contre peut-être pas inutile de relire ce qui a été dit dans le passé et de tenter de mesure le chemin parcouru. Continuer la lecture de L’idéal Européen, utopie ou leurre ?

Ce gouvernement va vous faire payer PLUS pour les réfugiés

Un titre comme celui-là sur mon blog va sans doute en faire sursauter plus d’un, mais il me semble important de démontrer une fois de plus l’hypocrisie d’un gouvernement qui bâtit sa politique migratoire sur la peur des étrangers, notamment celle du coût de l’accueil pour chaque citoyen, tout en développant une politique qui coutera beaucoup plus cher à chaque belge pour chaque migrant accueilli. Continuer la lecture de Ce gouvernement va vous faire payer PLUS pour les réfugiés

Lampiris… la fin des illusions

J’ai compté parmi les premiers clients de Lampiris, dans les 3 mois qui suivaient la libéralisation du marché de l’énergie à Bruxelles. Nous avions choisi la firme liégeoise pour ses valeurs et ses choix clairs de fournir de l’énergie 100% verte quand tout le monde ne le faisait pas encore, et de le faire dans un circuit aussi local que possible. Mais cette après-midi tout a changé… Continuer la lecture de Lampiris… la fin des illusions

Il faut protéger les banques !

Le « Comité de Bâle » qui regroupe les régulateurs du secteur financier dans le monde, veut la fin des prêts hypothécaires à taux fixes. C’est une nouvelle relayée entre autre par le journal Le Soir de ce matin (je ne me lasse pas de cette absurdité sémantique). Et cela principalement pour protéger les banques. Continuer la lecture de Il faut protéger les banques !

Votre « Soir », vous le prenez en Delvaux ou avec du Bouillon ?

Notre grand quotidien national vit certainement au rythme de débats internes intenses. Du moins je l’espère. Car au vu de deux des éditoriaux de ce samedi on peut y trouver tout et son contraire. Heureusement dirais-je, car je ne cacherai pas que la soumission des éditoriaux de Béatrice Delvaux au discours néo-libéral a bien besoin de l’analyse historique de Pierre Bouillon pour garder un minimum de sérieux au débat. Continuer la lecture de Votre « Soir », vous le prenez en Delvaux ou avec du Bouillon ?

La mémoire courte de Bart De Wever…

Sur VTM, mardi soir, Bart De Wever s’est offusqué en long et en large de la « pendaison » à Mons d’une poupée sensée représenter Charles Michel.


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Les relais populistes du gouvernement ne se privent pas se lancer dans des diatribes émotionnelles sur le thème des enfants de notre Premier Ministre qui seraient tellement traumatisés de voir leur papa ainsi virtuellement condamné.

Trois choses:

  1. Je ne suis favorable à aucune forme de violence envers les personnes, quelles qu’elles soient, et je n’éprouve aucune sympathie pour l’action menée par les syndicalistes montois;
  2. Je rappelle à Monsieur Michel que personne ne l’obligeait à occuper une fonction aussi publique que celle de Premier Ministre – en fait, 80% de la population de la Communauté dont il est issu ne voulait pas de lui. Etre au premier rang en politique entraîne des risques, il faut pouvoir les assumer. Se faire conspuer en fait partie;
  3. Que Monsieur Michel soit attristé de son sort est légitime. Mais que Monsieur De Wever oublie qu’en septembre 2011 son ami Ben Weyts a organisé avec la N-VA au marché annuel de Beersel un stand de « jeu de massacre » pour les enfants où ceux-ci étaient invités à viser le mieux possible des effigies d’Elio Di Rupo qui était alors formateur. Je répète: un jeu organisé pour les enfants dont l’objectif était de massacrer la figure d’Elio Di Rupo… Commentaire de Ben Weyts ? « Ach, het is een spelletje met een knipoog, helemaal geen provocatie » (Allons… ce n’est qu’un petit jeu avec un clin d’oeuil, absolument pas une provocation). On peut retrouver la relation de cela dans l’article de la Gazet Van Antwerpen du 19 septembre 2011.

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Je suis un enseignant. Je mesure pleinement la portée d’un acte aussi symbolique sur la psychologie des enfants auxquels on apprend qu’il est normal d’utiliser une figure politique pour l’abattre et la massacrer. Eduquer à la violence et au mépris de l’autre une génération n’est pas risible, beaucoup moins que de laisser quelques travailleurs en colère brûler l’effigie de celui grâce à qui de nombreux enfants de Wallonie et de Bruxelles s’entendent dire par leurs parents qu’ils ne partiront pas en vacances cette année, parce que le risque de perdre un emploi est devenu une réalité, parce que les revenus sont trop bas, parce qu’ils ont rejoint la horde des 20% de gens qui désormais vivent en Belgique sous le seuil de pauvreté…

Quand Dalaï Lama trop vieux, lui parfois dire des (grosses) conneries…

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Donc, d’après le chef spirituel tibétain, Prix Nobel de la Paix, chantre de l’illumination, l’Europe doit arrêter d’accueillir des migrants. Et pour cela il y a une raison absolue: il y en a trop. Continuer la lecture de Quand Dalaï Lama trop vieux, lui parfois dire des (grosses) conneries…

Liberté d’expression et anonymat

Pour une fois, une petite réflexion destinée spécialement à mes commentateurs anonymes. Je l’ai dit et répété, je n’ai aucun souci à relayer dans les commentaires des avis opposés aux miens, à la seule condition qu’ils ne soient ni anonymes, ni insultants. Si la seconde condition me semble couler de source, je voudrais insister sur l’incompatibilité entre anonymat et liberté d’expression. Continuer la lecture de Liberté d’expression et anonymat

Pour ne pas être taxé de « simplisme »

Parmi les commentaires reçus pour mon article précédent sur Une solution simple pour mettre fin aux grèves qui nous « ennuient », il en est quelques uns dont j’aimerais vous faire profiter, même s’ils ne se trouvent pas sous l’article… Continuer la lecture de Pour ne pas être taxé de « simplisme »

Une solution simple pour mettre fin aux grèves qui nous « ennuient »

Le ‘Union bashing » bat son plein en Belgique. Alimenté par des médias qui préfèrent insister sur les inconvénients temporaires pour les usagers des transports en commun (et qui sait bientôt les clients de certains biens et services ?) que sur les raisons de la colère des travailleurs, les réseaux sociaux se lâchent: des manifestants qui brûlent des palettes sont comparés à des vacanciers autour d’un feu de camp, ceux qui après la manifestation vont boire ensemble un verre sont condamnés pour paresse, les étudiants qui ne peuvent se déplacer pour leurs examens hurlent à la « prise d’otage ».

Ce que tout le monde oublie, c’est que ces grévistes sont les premiers à payer, au prix de leur salaire, les mouvements auxquels ils participent. Ce que les pleurnicheurs des réseaux passent au blanc, c’est que c’est leurs pensions, leurs salaires, leur sécurité sociale, leur sécurité que défendent ces grévistes.

Qui nous avait dit que nous aurions 100 euros de plus en poche dans notre salaire, tout en nous cachant qu’il nous en retirerait 150 via des hausses d’accises et de TVA ? Les syndicats ?

Qui veut nous forcer à travailler 45 heures par semaine dans un système qui réduira de plus de moitié les compensations pour les heures supplémentaires ? Les syndicats ?

Qui veut nous amener à travailler jusque 67 ans pour pouvoir payer deux ans de pension en moins à chaque Belge ? Les syndicats ?

Qui réduit le séjour à l’hôpital des jeunes accouchées et augmente ainsi les risques de maltraitances d’enfants (par manque d’accompagnement à la naissance) et de mortalité péri-natale ? Les syndicats ?

Qui décide que « puisque la Flandre est servie », il est inutile de continuer à construire un RER entre Bruxelles et la Wallonie ? Les syndicats ?

Oui les grèves créent des difficultés pour chacun d’entre nous. Ces difficultés sont là pour nous faire réfléchir, pas pour nous laisser emporter par les propos populistes de journalistes qui ont depuis longtemps rangé leur déontologie au placard – parce que eux aussi sont en danger de perdre leur boulot !

Aujourd’hui, il y a ceux qui choisissent de baisser la tête et d’accepter chaque jour de nouvelles humiliations, avalant les pilules de la crise au nom d’une austérité soit-disant rédemptrice. Ceux là refusent de voir que depuis 30 ans, plus d’austérité ne nous a amené que plus d’inégalités.

Et puis il y a ceux qui refusent cette fatalité, qui ne voient d’autres moyens de se battre que la grève et les mouvements sociaux. Ceux là paient de leurs personnes en acceptant des pertes de revenus au  nom de lendemains meilleurs. Dans le froid, au coeur de la bataille, ils allument un feu qui rassemble et qui réchauffe. Après le combat, entre amis partageant la même lutte, ils vont ensemble refaire la bataille autour d’un verre. Ils ne prennent personne en otage. Ni les prisonniers dont les conditions de vie étaient indigne d’êtres humains bien avant la grève des gardiens, ni les étudiants qui sont mis en concurrence pour des jobs de plus en plus précaires et de moins en moins payés, ni les « travailleurs » dont les conditions quotidiennes de travail se dégradent aussi lentement que l’eau dans laquelle la grenouille se laisse cuire chauffe…

Les preneurs d’otages siègent rue de la Loi. Ils ne bougent pas le moindre petit doigt pour améliorer les choses. N’ont qu’un seul mot à la bouche: austérité.

Les actions syndicales actuelles sont-elles justes ?

Le débat sur les principales luttes syndicales en cours (gardiens de prison, cheminots, IRW-FGTB, etc…) se porte de plus en plus sur cette question de « prise en otage » de la population par ceux qui tentent de faire entendre leur voix.

Le gouvernement, en insistant sur le caractère « incontrôlé » de certaines actions, tente de révolter les usagers des transports, les familles des détenus, contre ceux qui ont choisi d’abandonner leurs salaires pour obtenir qui de meilleures conditions de vie pour les gens dont ils ont la garde (c’est bien de cela qu’il s’agit dans les prisons), qui le maintien d’acquis sociaux négociés dans un « package » que l’on tente de rendre impopulaire dans son détricotage (c’est bien ce que font les médias à la solde de la N-VA quand ils isolent la question des jours de récupération forfaitaires de la SNCB et les transforment en « jours de récupération pour des jours non prestés »).

Ce que l’on observe aussi aujourd’hui, c’est cette rupture communautaire entre représentations des travailleurs au Nord et au Sud du pays. Ces divergences viennent compléter la longue liste des différences qui se font chaque jour un peu plus forte entre nos deux communautés. On peut être nostalgique de la Belgique de papa, il faut bien constater qu’aujourd’hui même les organisations syndicales n’arrivent plus à parler de la même voix. La question n’est pas de savoir si cela est grave ou pas. Cela est.

Dans de telles conditions, ce que Monsieur Michel et ses amis flamands devraient accepter, c’est qu’en effet, ce gouvernement fédéral n’est plus légitime dans une grande partie du pays. Qu’il est parfaitement anormal que d’une part toutes les fonctions régaliennes soient confiées à des ministres flamands (et en particulier nationalistes flamands) et que les ministres fédéraux francophones brillent principalement par leur absence ou leur incapacité à gérer leur portefeuille.

Dans ces conditions où le pouvoir exécutif d’un pays tri-communautaire est confié en exclusivité à l’une des communautés, il me semble normal que toutes les forces vives des autres communautés se mettent en branle pour défendre leurs intérêts.

Peut-être les flamands sont-ils d’accord pour travailler jusque 67 ans, plus de 40 heures par semaine, avec moins de compensations pour les heures supplémentaires, pour un salaire qui ne sera pas indexé, avec une TVA en hausse sur les biens les plus essentiels comme le gaz, et en perdant un nombre considérable de libertés fondamentales au nom d’une sécurité qui de toutes manières n’est pas assurée…

Peut-être les flamands considèrent-ils qu’il est plus intelligent de libérer (pardon, de mettre en congé pénitenciaire à durée indéterminée) des centaines de prisonniers non en raison de leur ré-insertion future dans la société, mais simplement pour tuer un mouvement social.

Peut-être les flamands trouvent-ils juste que le ministre de la Justice change les règles de la rémunération de ses agents en grève afin de les condamner eux aussi à crever de faim plus vite.

Peut-être la Flandre se réjouit-elle de voir enfin la Belgique, cette construction surréaliste, s’effondrer enfin.

Mais alors, si ce ne sont plus que les 20 représentants du MR qui, au gouvernement fédéral, représentent tout le sud du pays, alors que celui-ci manifeste massivement son opposition, alors ce gouvernement n’est plus légitime, et les mouvements sociaux qui ont pris pour objectif de le faire tomber n’ont pas tort.

Il ne s’agit pas ici de prôner une quelconque action violente. Mais bien de mettre en place tous les outils d’une forme de résistance qui puisse amener ce gouvernement à déposer les armes.

Certains diront que dans le contexte – en particulier européen – dans lequel nous vivons, il n’y a pas d’alternative à l’austérité. Je répondrai comme de plus en plus de concitoyens le disent, que l’austérité prouve son inefficacité depuis près de 30 ans. J’ai l’impression de n’avoir jamais entendu d’autre mot que celui-là dans la bouche des politiciens depuis que je suis à même d’écouter, de voir ou de lire des informations. Et à chaque cycle, j’apprends que pendant que les plus pauvres s’enfoncent dans la crise, les plus riches s’enrichissent. Où que se porte le regard, c’est une bipolarisation croissante de nos sociétés. Dans un monde qui exige de chacun qu’il consomme pour exister, l’accès à la consommation devient de plus en plus précaire. La lutte pour l’existence, d’abord à travers les tentatives de continuer à consommer, ensuite lorsque les réserves sont épuisées, pour continuer simplement à survivre devient le quotidien de près d’un quart de notre population.

D’une manière ou d’une autre, il y a un « tipping point » qui risque de se dessiner à l’horizon. Un de ces points critiques où « la coupe pleine » déborde. Monsieur Michel et son gouvernement veulent nous faire croire que le terrorisme continue à nous menacer, mais il est le premier complice de tous les terroristes, religieux, financiers, racistes, communautaristes qui détruisent d’une manière ou d’une autre notre tissu social, s’acharnent sur les solidarités, dissèquent les droits de l’homme pour satisfaire leur plaisir d’être au pouvoir.

Alors oui, même si je dois me déplacer à pied ou à vélo pour continuer d’enseigner, même si les jours de grève me couteront quelques dizaines d’euros de salaire, même si je râlerai bien entendu de parfois perdre ma liberté de circuler en raison de l’un ou l’autre blocage, même si certains services ne me sont plus rendus et que cela est ennuyeux, je crois qu’il n’existe malheureusement plus d’autre moyen de lutter pour le retour à une démocratie normale dans notre pays que de laisser s’exprimer la colère du peuple à travers des organisations qui restent des acteurs institutionnels de notre démocratie, et leurs moyens légitimes d’action: les syndicats et les grèves.

Les brumes du Soir

J’ai dénoncé ici même il y a deux jours les dérives éditoriales du « Soir », à travers notamment de la controverse intervenue entre le quotidien bruxellois et sa « correspondante » au Caire, Vinciane Jacquet. D’autres que moi ont écrit à ce sujet (et en particulier l’excellente analyse publiée par Adrien Foucart).

Les réactions ne se sont pas fait attendre, en particulier celle de Baudouin Loos, responsable du service « étranger » au Soir.

Difficile dans tout cela de distinguer les faits des émotions ou de la défense d’une ligne éditoriale. Sans doute Madame Jacquet et « Le Soir » partagent-ils un certain nombre de responsabilités dans leur rupture (comme c’est le cas dans la plupart des séparations), mais il reste que depuis quelques années, Le Soir perd chaque jour un peu plus ses qualités de journal de référence en Belgique.

Les enjeux économiques justifient sans doute une forte mutualisation des ressources entre le quotidien et les torchons du groupe Sud-Presse qui relèvent tous du même Conseil d’Administration. Mais le groupe Rossel n’est pas le seul à connaître cette problématique. Et il pourrait sans doute la résoudre autrement qu’en construisant un brouillard de plus en plus épais entre le produit pour lequel des abonnés dépensent plus de 300 euros par an et la production « online » qui ressemble de plus à un assemblage approximatif de blogs amateurs.

Un autre de mes bons lecteurs me faisait ainsi remarquer que la rédaction du « Monde » avait ainsi fait de manière beaucoup plus claire la distinction entre ce qui relevait de la ligne éditoriale du quotidien français de référence et ce qui tombait dans l’incontrôlable manque de qualité des autres production du « groupe ». Sans m’être livré à une analyse détaillée de l’approche du « Monde », je suppose qu’il serait malgré tout utile au « Soir » d’y réfléchir sérieusement.

Quand « Le Soir » remercie ses journalistes indépendants…

Hier, dans le cadre d’une formation à l’enseignement de l’histoire et de la géographie dans l’enseignement secondaire supérieur, les formateurs me remettent  un document de référence indiquant que « Le Soir » est un journal d’informations progressiste et indépendant.

Ce matin, je trouve dans mes messages personnels le coup de colère de Vinciane Jacquet, (ex-)correspondante du « Soir » au Caire.

Ne connaissant pas personnellement Vinciane Jacquet, je ne m’autorise bien entendu pas à recopier l’ensemble de son coup de colère (que vous trouverez sur sa page Facebook), mais je vous résume ce que j’en ai retenu.

Suite à la disparition de l’avion d’Egyptair, le « journal indépendant et progressiste » lui a demandé de ne pas faire dans le « factuel » mais dans « l’émotionnel ». On lui a demandé de parler de la « douleur des familles », alors même que personne ne pouvait avoir accès aux-dites familles, et de remettre en cause la sécurité des vols d’Egyptair alors que la cause du crash n’était toujours pas connue (et ne l’est pas au moment ou j’écris ces lignes).

Je dénonce depuis longtemps la disparition des valeurs de base du journalisme en Belgique. La fusion entre Sud-Presse et Le Soir devient de plus en plus une cons-fusion où seuls les caractères typographiques font encore la différence entre ce que l’un et l’autre publient.

S’il ne nous reste plus que Jean Quatremer pour savoir ce qui se passe dans notre propre pays, nous n’aurons bientôt plus aucune raison de railler la presse Nord-Coréenne…

Dans les prisons belges le service minimum n’est plus assuré depuis longtemps…

Les liens croisés de facebook m’ont confronté aujourd’hui à un article d’Olivier Hofman sur le service minimum dans les prisons belges dont la lecture est extrêmement pénible sur le plan littéraire, tout en étant très pertinente au niveau du contenu. J’ai beaucoup de mal en particulier avec le mépris qui transparaît à l’égard des hommes et des femmes qui se sont commis d’une lettre publiée par La Libre.be, qui fustige le manque d’humanité des grévistes à l’égard des prisonniers. Continuer la lecture de Dans les prisons belges le service minimum n’est plus assuré depuis longtemps…

Une danse insignifiante

A mon tour de m’intéresser aux propos de Mr Jambon relatifs aux compétences chorégraphiques de la communauté musulmane, à travers le témoignage d’un enseignant (moi) confronté chaque semaine à 140 ados dont sans doute plus de 100 sont de confession musulmane. Continuer la lecture de Une danse insignifiante